Hawaii – Jour 1

Devinez qui qui donc que c’est qui part en vadrouille à l’autre bout du monde? C’est bibi! Bah oui pour changer. Mais cette fois-ci c’est du 100% nouveau. En effet il faut savoir se renouveler pour ne pas lasser son public.

Le coup des 12h de décalage horaire en plus vous a déjà été fait, donc pour innover, cette fois-ci se sera 12h de décalage horaire en moins mais toujours accompagné d’un petit 20h de voyage (escale incluse) parce que nous le valons bien.

CDG = > SFO => HNL

Cette fois-ci direction Hawaii (ou Hawaï – histoire de goût)! Oui rien que ça. Tant qu’à partir en vacances, autant éviter de se retrouver à La Motte-Beuvron. Bref. En ce beau et glorieux 19 septembre, tu es matinal et tu as mal parce qu’il est 5h du matin et que tu dois aller à l’aéroport. Jusque là rien d’anormal. L’embarquement? Une formalité. Les contrôles? Pareil. Le vol? 11 heures: 5 films – 5 merdes, repas moyen mais personnel charmant qui donne du rab’ de sandwich. Cerise sur le gâteau, il fait un temps magnifique en arrivant à San Francisco ce qui permet d’avoir une vue de folie sur le baie depuis l’avion (Golden Gate, Alcatraz, Bay Bridge, Transamerica Tower). Hélas pas de photo parce que pas à côté du hublot.
Le débarquement est ultra rapide et se fait sans encombre, l’attente est ridicule à la douane – à peine 20 minutes (à comparer avec mon heure et demi de l’an dernier à Atlanta). Comme de bien entendu, nos valises nous attendent déjà sur le tapis, il n’y pas plus qu’à trouver le comptoir pour ré-enregistrer ces dernières pour le vol suivant. Dans les faits c’est le comptoir qui nous trouve, un type de l’aéroport tout à fait charmant nous bippe les bagages et nous dit: « vous les donnez à mon collègue là-bas ». Voila, en tout ça a duré environ 45 secondes. J’aime quand ça se passe comme. Moralité en moins de 30 minutes nous aurions pu passer d’un avion à l’autre si le vol pour Honolulu ne partait pas 3 heures plus tard. L’attente aura au moins eu pour vertu de nous permettre de nous dégourdir un peu les jambes et de sortir tâter de l’air moîte californien – ce petit 25° bien collant a vite fait regretter la clim’ de l’aérogare.
Retour à l’intérieur, une chinoise qui ne trouvait pas son vol sur le tableau d’affichage alors que celui-ci était en plein embarquement nous demande de l’aide. Mais comme le vol n’est plus sur les écrans: pas facile. Tout est bien qui finit bien: nous l’avons vu embarqué. La suite se sera 2 heures d’attente à faire des longueurs dans le hall. Et quand enfin nous embarquons, c’est pour patienter encore 30 minutes en cabine parce qu’il y a un souci. Heurseument que dans les avions ‘ricains, il y a la télé (130 chaînes pour être précis – oui j’ai compté) pour patienter. Ca va tant qu’on est au sol parce qu’une fois en vol il faut passer à la caisse. La phrase « don’t forget to swipe your card » apparaissant au milieu de l’écran pour bien nous le signifier.

Ha oui parce que la blague quand tu vas à Hawaï, c’est qu’une fois à San Francisco, tu n’as fait que les 2/3 du chemin! Hé ouais! Donc encore 5h30 de vol avant les cocotiers. 5h30 que je mets à profit pour raconter du caca, comme d’habitude. Bref voila ce que je peux dire de ce que début de voyage car là, tout de suite maintenant, je suis quelque part au dessus du Pacifique, en train de grignoter des bretzels salvateurs distribués par l’hôtesse car j’ai une dalle de fermier, tout ça sous l’oeil amusée de ma voisine (je ne parle pas d’Aurélie car bien entendu elle dort) mais de la mémé d’à côté.
Dans la catégorie « rions un peu », j’ai échappé l’ordinateur en le sortant du sac. Ho il n’est pas tombé de bien haut, en revanche il est tombé sur le tranche et surtout pile sur mon pied. La mamie assise derrière n’a pas pu s’empêcher de sourire quand elle m’a vu changer de couleur à l’impact.

HO MON DIEU L’HOTESSE ARRIVE AVEC DU CAFE! VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE!!!!

Quelque part dans l’océan Sout’ Pacifique, non loin de l’atoll de PomPom Gali

Parce qu’on finit quand même par trouver le temps long et que même Aurélie commence à gromeler parce que les sièges du 737 sont quand bien plus petits et moins confortables que ceux du 777, nous y sommes ENFIN! Hawaii putain! HAWAII!
Malgré la demi heure de retard au départ, nous avons récupéré près de 25 minutes. Les valises arrivent gentiment et la récupération de la voiture est une formalité. Nous héritons d’une Nissan Altima gris clair à l’intérieur beige déjà bien fatigué alors qu’elle n’a que 26.400 miles au compteur. En somme, une grosse baignoire à boîte automatique.
Trouver l’hôtel est tout aussi facile malgré un léger détour causé par ce con de GPS. L’hôtel parlons-en. Il est à Waikiki, le coin le plus branchouille/huppé d’Honolulu, on paie donc plus pour l’endroit que pour la prestation et c’est peu de le dire. Le check-in n’est même pas terminé que je vois un cafard en plein safari photo dans le hall… là la réceptionniste nous annonce que nous restons 5 nuits. Alors comment te dire? Non c’est 4, preuve à l’appui. Ensuite elle nous annonce que le parking pour la voiture coûte la modique somme de 25$/jour mais que c’est gratuit dans la rue. Sauf que dans la rue il n’y pas de place et que comme les flics patrouillent à l’infini, je ne vais pas jouer au con. Quant à la chambre, elle est propre mais la déco est datée. Le pompon est quand même la salle de bain où la douche fixée au mur est trop basse de 15 bon centimètres pour moi sans parler du porte serviettes qui me reste dans la main parce que les chevilles ne tiennent plus dans le mur à cause de l’humidité. Au moins la Playstation est fournie *haha*

La dernière aventure du jour sera de trouver un resto pour manger. Et comme dans le coin il y a plus de boutiques que de restos… après 15 bonnes minues de recherche, nous finissons par trouver, commandons une salade et nous couchons parce que demain, les choses sérieuses commencent.

Du soleil, des bateaux, des avions, un peu de culture et Steven Seagall

Il est pas loin de 6 heures du matin quand débute notre premier jour à Honolulu. Nous filons chez Wailana, petite cantine à 10 minutes en voiture repérée au détour d’un épisode d’Hawaii 5-0 (true story) où, comme les héros de la série, nous irons prendre le petit déjeuner. A droite: omelette au fromage (soit disant 3 oeufs, en réalité 6 ou alors ils viennent de Tchernobyl) + tartines, à gauche oeufs brouillés + corned beef/patate + tartines.
Sinon je disais hier que la chambre faisait datée, mais en fait c’est toute la ville qui fait datée. De l’aéroport jusqu’au bâtiment du centre ville – y compris notre cantine de ce matin. On sent que tout a été bâti dans les années 1960 et qu’une grande partie de tout ça est resté dans son jus. Certes il y a bien des coins plus récents mais ce n’est pas vraiment ce qui saute aux yeux.
Une fois l’estomac rempli, nous nous plongeons dans le très dense trafic routier local en direction de Pearl Harbor. Le temps de nous perdre en route parce que cette saleté de GPS donne les infos trop tard, nous voici dans la file d’attente afin de récupérer les précieux sésames pour l’USS Arizona Memorial ainsi que pour aller voir l’USS Missouri, le musée d’avions et l’USS Bowfin.

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Le truc, car il y en a un, c’est que les tickets pour l’Arizona sont gratuits mais en quantité limitée chaque jour sur la base du premier arrivé, premier servi. Sachant que le site ouvre à 7h en arrivant à 8h30, c’est peu de dire que nous avons eu de la chance d’en avoir. Ha oui parce la dernière tournée pour l’Arizona est à 15h. Du coup tu transgoûtes beaucoup juste avant d’avoir le ticket pour 14h45.
Ensuite re-file d’attente mais cette fois pour acheter le droit d’aller voir le Missouri, le Bowfin et le musée d’avions. Du coup, nous avons largement le temps de faire le tour du proprio en attendant d’aller sur l’Arizona. Nous montons dans un car où le chauffeur nous explique que le Missouri et le musée sont sur Ford Island, base en activité de l’US Navy et que donc tu ne sors pas des clous et tu ne prends des photos que des trucs historiques parce que sinon le cerbère qui a un calibre 12 en bandoulière va venir t’expliquer la vie.

Le premier arrêt est le Missouri. Monstrueuse boîte de conserve, vestige du temps où les cuirassés dominaient les mers. Ce machin est absolument gigantesque, c’est impressionnant. Il faut dire que les ‘ricains l’ont construit pour venger Pearl Harbor et mettre la pilée aux japonais, donc il fallait que se soit gros, que ça envoie et qu’on puisse y humilier l’adversaire. C’est donc dans cette optique que les alliés ont fait signé l’armistice aux japonais, mettant ainsi fin à la Seconde Guerre Mondiale, sur le pont du Missouri en baie de Tokyo. Histoire d’y mettre les formes. Pour la petite histoire, c’est aussi le Missouri qui a tiré les premiers coups de canons de la Guerre du Golfe – version un. « Amusant » de voir sur un même bateau de l’artillerie d’un autre âge au calibre délirant avec à côté des canons phallanx et des missiles tomahawk ultra modernes. Ou l’évolution de la guerre navale sur 50 ans.
A côté de ça l’USS Missouri est aussi un haut lieu du cinéma hollywwodien puisque le « Mad Chiropractor » Steven Seagall y a pété quelques rotules dans « Piège en haute-mer » avant que Rihanna ne vienne y tourner l’insondable nanard « Battleship », immonde bouse à gros budget dont seul Hollywood à le secret.

Retour dans le bus puis direction le musée d’avions pour voir les pépites du jour – pour peu qu’on aime les avions.
Vu de l’extérieur, le hangar est dans son jus  – c’est à dire les années 1940, un authentique vestige de la base qui a connu l’attaque du 7 décembre 1941. Après le petit film de rigueur, on découvre les avions exposés et là… ça commence doucement par un authentique et rarissime Zero japonais, en parfait état avec les peintures d’origines. A côté il y a un Curtis P40 somptueux et là… quand on tourne la tête à droite on découvre un putain de B-25 dont l’état est proportionnel à la rareté: sublime. Quand on a vu ça, les 3 autres avions du hangar sont anecdotiques, on en oublie presque le F-15 « garé » devant le musée mais on reste un poil sur sa faim. C’est bien mais c’est peu. Et là surprise, nous découvrons qu’il faut aller au hangar 79. Autre vestige de la base de 1941, avec les impacts de balles authentiques encore sur les vitres. Nous contournons donc le bâtiment, passons devant quelques merveilles en attente de restauration – dont l’ultime exemplaire de F-14 de l’US Navy *quelle beauté* et nous rentrons enfin de le fameux hangar 79. Et là, ben là c’est la foire à la saucisse si on aime les avions. De magnifiques machines datant de la guerre du Vietnam – quand je dis « magnifique », c’est d’un point de vue strictement esthétique, que ça tue des gens c’est autre chose, là nous sommes dans la contemplation du coup de crayon. Bref, un petit F-4, un F-5, un F-111 australien, quelques MIGs russes, une palanquée d’hélicos et puis d’un coup, au fond du hangar on aperçoit une carcasse. Malgré les bosses, la ligne est reconnaissable, il est toujours aussi classe, c’est un B-17, bombardier tout aussi antédiluvien que le B-25 mais bien plus beau et encore plus rare. Je trouve que la carcasse a du charme en l’état, elle sera magnifique une fois remise en état.

Du coup après ça, le retour en bus était plutôt détendu parce que c’était vraiment inespéré de voir ces merveilles. Le hic c’est qu’il est à peine 11h et que nous doutons que la visite de la boîte de conserve nous prennent 3 heures. La boîte de conserve c’est l’USS Bowfin, sous-marin datant lui aussi des années 1940 et fantastiquement préservé.
Comme nous le pressentions, ce n’est pas grand, et parcourir le sous-marin dans toute sa longueur nous prendra une grosse demi-heure. Le plus long étant de passer les écoutilles en faisant attention de ne pas s’assommer.
Nous patienterons ensuite gentiment jusqu’à 14h45 pour notre tournée sur l’Arizona. Attente qui se fera à l’ombre parce qu’ici quand il fait soleil, ce n’est pas à moitié. Malgré la petite pluie de ce matin et les nuages, ça cogne version hardcore. Nous en profiterons aussi pour faire le tour des petits musées présents sur le site histoire d’être un peu au frais. Celui sur les sous-marins est assez sympa, on peut y voir quasiment toutes les plus hautes distinctions de l’armée américaine (de la Purple Heart à la Médaille du Congrès).

Enfin, direction l’USS Arizona mais avant, petit film expliquant l’attaque et son contexte. C’est bien expliqué, pour une fois relativement neutre (il faut dire que vu le nombre de japonais visitant le site, les traités de sauvages feraient fuir les précieux dollars de ces derniers) et c’est  aussi aimablement sponsorisé par 3 des plus gros fournisseurs de l’armée US. Un dollar est un dollar.
Nous prendrons ensuite une véritable navire de l’US Navy – car je vous le rappelle nous sommes sur une base navale en activité. Le navire: USS Bétaillère, amène les heureux détenteurs d’un ticket ainsi que les fraudeurs au mémorial. En effet ce dernier n’est accessible que par la mer alors qu’il est à 15 mètres du rivage de Ford Island mais peu importe. Le chauffeur du bus nous a dit qu’il y avait sous Pearl Harbor, 9 millions de galons de carburant, je suppose donc qu’ils tapent dans la réserve pour déplacer les visiteurs.
Quant au mémorial en lui-même, j’ai envie de vous dire que si vous avez déjà vu des films et/ou des séries télés dans lequel il apparaît, vous avez fait le tour du sujet. On aperçoit l’épave de l’Arizona sous le bâtiment et on remarque aussi assez vite que les gens sont plus intrigués par les poissons vivant dans l’épave que par l’épave elle-même. Perso j’y ai surtout vu l’opportunité d’avoir quelques photos sympas et aussi de faire une croisière au milieu de Pearl Harbor sur un authentique bateau de l’US Navy avec des vrais marins en vrais uniformes et de vraies Nike aux pieds. Bon par contre les banquettes de l’USS Bétaillère ce n’est pas trop ça, le plastique est un peu dur.

Tout ça pour dire que Pearl Harbor est un incontournable si on est dans le coin et ce malgré le tarif élevé de l’entrée (60$/tête pour le tour complet que nous avons fait). Pour être très honnête, 10$ de moins me semble plus juste vu ce qui est proposé car le Bowfin ne justifie pas le prix qu’on en demande. De même le tour du Missouri pourrait être plus exhaustif qu’une simple promenade sur les ponts supérieurs. Quant au musée, étant donné que des avions y sont restaurés et vu ce que ça coûte, c’est la seule partie qui justifie vraiment son tarif.

Hawaii 5-0 en presque vrai

Il est 15h20, nous sortons enfin de Pearl Harbor mais pour faire quoi? Bonne question. Nous décidons d’aller voir le centre d’Honolulu. Et là nous découvrons pourquoi cette ville est en haut du classement des villes les plus embouteillées du pays. Ca encore ça va, le pire c’est pour se garer. Ca vous semble compliqué à Paris? Ici c’est pire mais je vais y revenir.
Nous voilà donc dans le centre ville à la recherche dans un premier temps d’une place pour se garer puis d’un truc à voir. Nous faisons d’un pierre deux coups en tombant non seulement sur un parking, payant certes mais pas cher et avec de la place, et sur le bâtiment dont j’ai oublié le nom mais qui fait office de siège du 5-0 dans la série du même nom et devant lequel trône la statue elle aussi célèbre du roi Kamehameha.
Etant parqué, nous décidons d’aller profiter du point de vue en haut de l’Aloha Tower, qui se trouve à 10 minutes à pied. Sauf qu’une fois au pied, nous constatons qu’elle vient de fermer. Et comme il n’y a strictement rien d’autre dans le coin, le centre des villes américaines sont inintéressant au possible, décision est prise de rentrer.

Là c’est le drame. La circulation, ça va encore mais se garer. Putain quel enfer. Ha ça la petite dame de l’hôtel nous a dit qu’il y avait des places gratuites mais quand on voit comment ces cons sont garés parce qu’ils ne savent pas faire un foutu créneau avec leur tank… toute cette place perdue. Vous allez me dire qu’il doit bien y avoir des parkings payants. Oui c’est le cas, à choisir entre un séjour à la fistinière et une sodomie à sec niveau tarif. C’est donc après 40 minutes de tours, de détours, de contours et de fausses joies que sur un gros malentendu une voiture est partie sous notre nez et que j’ai fondu sur la place en quatrième vitesse. Comble du luxe: parking gratuit sans restriction de durée – nous avons bien pris soin de chercher les panneaux, il n’y en a pas. Bon en revanche la caisse est à 5 pâtés de maison de l’hôtel.

Histoire de finir la journée tranquilou, nous irons sur la plage  de Waikiki, c’est à dire au bout de la rue à 10 minutes à pied de la chambre. La plage est cool, il y a des surfeurs, des gens qui jouent du ukulele, des boutiques Gucci, Dior, Vuitton, H&M, des SDF, 6 milliards de touristes à la fièvre acheteuse et des restos à la con où on te pose l’addition sur la table alors que tu n’as pas terminé ton dîner pour te signifier que tu dois partir vite parce que tu n’as pas commandé assez au goût du patron… la vie est belle.

Note: je veux ce tshirt « Aloha Mothafuckaz »

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