Texas & Route 66 – Jour 1 à 9

Une fois n’est pas coutume, on commence le résumé au milieu du voyage. Pourquoi? PARCE QUE.

Parce que tout simplement la première semaine a été consacré aux amis. Donc forcément, tout n’avait pas grand intérêt à être partagé. Par exemple, j’aurai pu transformer ce site en blog sur la mode pour bébé de 12 à 18 mois. Mais je ne l’ai pas fait. Par contre ce que je vais faire c’est résumé ici en image les quelques trucs intéressants qui se sont passés.

Jour 1

10h30 de vol, passage au-dessus du Groënland, 30° à la descente de l’avion et… pi voila. Pour une fois je n’ai pas de mal à dire d’Air France, c’était très bien.

Jour 2

Capuccino le matin et pied au planché dans une Audi de 330 cv l’aprèm. Je n’étais qu’à « 120 ». Sauf qu’ici on parle en miles donc 120 miles par heure ça fait 193 kilomètres heure. Oups, la boulette.

Jour 3

Sans doute la journée le plus texane du lot. Le matin, petite visite au stand de tir. Mais pas le stand de tir des pécores du coin. Non le stand de tir haut de gamme, avec entrée VIP, lignes de tir isolées des autres, café boissons grignotages à volonté et staff au petit soin. Mention spécial au petit gars du comptoir qui a fort gentiment mis en scène sur ce dernier un tout petit bout de l’arsenal qu’il était possible d’utiliser.
Pause déjeuner dans un resto de BBQ plus texan tu meurs.
Et l’après-midi direction East Bernard. Un bled paumé où réside un ami de nos amis. Le gars a racheté une vieille maison du 19ème qu’il a transformé en galerie d’art pour sa collection de peintures tout en laissant le bâtiment au maximum dans son jus. Génial.

Jour 4

Petit tour dans le centre ville de Houston. Comme souvent, ce n’est pas très intéressant. A vrai dire Houston n’a pas grand intérêt si on n’y vient pas pour une bonne raison.
Passage « obligé » à Minute Maid Park, le stade baseball. Les Astros (l’équipe locale) était – à ce moment là de la semaine – en demi finale du championnat. Nos amis étant de fervents supporters, il fallait faire le déplacement pour investir dans toujours plus de produits dérivés (eux, pas moi). En effet, le soir même se jouait le premier match de la demi finale contre les Yankees de New-York – équipe que tout le monde aime détester. Bref depuis les Astros sont en finale et ont plié les Yankees en 4 matchs. Je vous passe les soirées devant la télé où c’était l’hystérie à chaque point marqué.

Jour 5

Vous vous souvenez de l’histoire du blog de fringues pour bébé? Voila.
La journée s’est terminée au golf… parce que pourquoi pas après tout? Est-ce que je vais m’y mettre? Non. Est-ce que c’était bien? Oui. Surtout le moment où j’ai failli coucher la voiturette *ahem*

Jour 6

Le retour du blog de fringues pour bébé.
Mais le soir attention, direction le stade du coin pour un match de football entre le lycée William P Clements et le lycée George HW Bush. Stade qui soit dit en passant, ferait le bonheur de n’importe quel club de foot amateur chez nous et qui ici sert pour des matchs de lycéens. BREF. Ambiance de feu, soldats sur le terrain pour l’hymne comme chez les pros, mise en scène de l’entrée des équipes, concerts des orchestres de chaque lycée à la mi-temps, le tout avec des moyens à faire passer chaque kermesse de fin d’année en France pour une collecte des resto du coeur. Ahurissant.
Et le match? Bah trop bien évidemment! Et en plus « on a gagné »! Oui je dis « on » parce que la fille d’un de mes amis joue dans l’orchestre du lycée gagnant. Et ouais.

Jour 7

Départ vers le nord et la grande banlieue de Fort Worth (près de Dallas) pour voir le reste de la famille. 4h de route quand même dont un stop chez Buc’ees (se prononce beukyz’). Une station service qui défie toutes les lois du bon sens en terme de taille et de service. 64 pompes à essence et une boutique où on peut tout acheter. Du matériel pour aller à la chasse, une tasse en forme de Texas ou un donut. Du délire.
Le samedi après-midi, petit tour dans le centre ville historique de Granbury. Pour les standards historiques locaux, il est « à peu près » dans son jus. Ca reste néanmoins très sympa.

Jour 8

Dimanche au ralenti. Juste à signaler un repas gargantuesque dans un resto du coin qui ne sert que du poulet. Si je n’ai pas pris 5 kilos (minimum) en rentrant c’est un miracle.
L’après midi… comment vous expliquer ça? Ici à cette période de l’année, le dimanche aprèm c’est football. Donc tout le monde devant la télé pour regarder le match des Cowboys de Dallas. Comme ils disent ici « football is religion ». C’est le sport le plus populaire. Les audiences de la NFL (les pros) sont folles et celles du foot universitaire (fac de tel état contre fac de tel autre état) sont à peine moins débiles. Comme en plus Dallas a gagné, tout va bien. Bon j’ai la conviction que si ils vont en playoffs ils se font sortir au premier tour mais ce n’est pas le sujet.

Jour 9

Il est temps de quitter les amis et de prendre la route du nord. Direction Amarillo (toujours au Texas) sous une pluie… mais alors un truc de dingue. Dimanche il faisait 30°, on se promenait pieds nus dans la jardin. Ce soir à Amarillo, il fait 3°.
Le trajet s’est fait au deux tiers sous une pluie battante soutenue par un vent extrêmement violent. Le Texas étant plat, il n’y a aucun obstacle pour stopper le vent. A tel point que ce soir Amarillo est en alerte tornade. En effet tout le nord du Texas fait parti de ce qu’on appelle ici « Tornado alley » et qui n’est ni plus ni moins que la grande pleine centrale des USA dans laquelle il y a régulièrement des tornades. Joie.
Mais on ne s’est pas laissé abattre et nous sommes allés dîner dans un restaurant nommé The Big Texan Steak Ranch & Brewery sur les conseils de mon gars sûr en matière de resto à la con. En plus d’empiler tous les plus délicieux clichés existants sur le Texas, il est célèbre pour son steak de 72 onces (environ 2 kilos). Si vous parvenez à le terminer en 60 minutes ou moins, il est offert. Un peu plus de 10000 personnes ont réussi ce challenge de puis 1960 et la création du restaurant.

Oui c’est débile, c’est texan, c’est tout ce que vous voulez. De toute façon ici avec un galon d’essence en moyenne à 3,19$ (soit environ 69 centimes d’euro le litre) ils gueulent parce que c’est cher. L’écologie et les économies d’énergie sont des choses inconnues. Laisser les lumières allumées partout tout le temps? OSEF. Laisser l’eau coulée à l’infini et arroser les golfs alors qu’il y a une sécheresse record? OSEF. Verres en polystyrène et couverts jetables à chaque repas? La base.

Là-dessus, à demain pour de nouvelles aventures.

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