Texas & Route 66 – Jour 10
Aujourd’hui, le mythe de la Route 66 va en prendre un coup. Oui ici on ose les propos polémiques. Et ce n’est pas du putaclic.
Une fois n’est pas coutume (c’est faux), la journée commence aux aurores.
Question existentielle n°1
Première grosse décision de la journée. Aller faire ou pas le lever de soleil dans un endroit célèbre de la Route 66? Après une courte réflexion, décision est prise de ne pas y aller. Tout de suite du moins. L’endroit n’est pas éclairé et vu ce qu’il a déversé hier, il y a moyen que le lieu soit difficilement praticable.
Après une petit déjeuner assurant le minimum syndical, on saute dans la Kia et zou! Ha bah non en fait il faut dégivrer le pare brise. 3° à 8h du matin ça nous fait du négatif pendant la nuit. Passons. Petit trajet de 5 minutes pour aller un des lieux mythiques de la Route 66: les fameuses Cadillac plantées dans le sol.


Une fois sur place, les lieux nous confirme dans notre choix lucide et éclairé. Les voitures sont plantées dans le sol à une grosse cinquantaine de mètres de la route. Si les 20 premiers mètres sont du gravier, le reste est un champ de boue. Donc venir dans le noir aurait été une très mauvaise idée… Bref. Grace à l’heure matinale, le lieu est quasi désert et le grand soleil aide à supporter la fraîcheur.


Quant au lieu, nul doute qu’il a perdu de sa superbe avec le temps et les très (trop) nombreux touristes qui sont passés là. Nul doute aussi que les affres du temps ne sont pas les seuls responsables de l’état des carcasses. Oui parce qu’à ce stade on peut plus parler de carcasse que de voiture à proprement parler. Ca plus les cadavres de bombes de peintures jonchant le sol, n’en jetez plus, on se tire de là. Le verni du mythe vient de craquer pour la première fois de la journée.
Question existentielle n°2
Direction ensuite le centre « historique » d’Amarillo où, paraît-il, on a conservé une partie des bâtiments historiques qui longeaient la route originale. Une fois sur place, il est évident que c’est du flan niveau expert. Oui il y a bien quelques bâtiments qui font ancien mais ce sont au mieux des restaurants, au pire des magasins de soit disant antiquités.





Le verni continue de s’écailler et là-dessus nous repartons en direction de l’Est. Car nous allons faire une grosse portion de Route 66 dans cette direction.
Renseignement pris, il paraît qu’une application dédiée à la Route 66 existe et qu’elle regroupe tous les points d’intérêts longeant la route état par état. Ni une ni deux, je télécharge le bousin et je commence à creuser. Je note quelques points d’intérêts et après quelques arrêts infructueux, il est désormais évident que la moindre ruine un peu ancienne est cataloguée comme point d’intérêt. De la grosse baise en somme.




Cependant, ayant fait mes devoirs avant de partir, je savais qu’il y avait un endroit qui valait le coup. Bon en fait c’est en regardant une vidéo de Ken Block (un furieux qui drifte avec des voitures délirantes) que j’ai découvert la ville de Shamrock. Je m’étais dit en regardant la vidéo que si un jour je venais dans le coin je ferai le stop parce que ça avait l’air sympa. Alors voila! Shamrock c’est la seule station service authentique qui est encore debout entre Chicago et Los Angeles. Elle est bien entretenue et c’est à peu près la seule chose qui vaille le déplacement dans le coin. Certes en se promenant un peu en ville on trouve quelques trucs sympas mais sans plus.





De là, nous en arrivons à la question fatidique: y’a t-il vraiment des trucs à voir sur la Route 66? D’après mes sources: OUI. Mais sur la partie Ouest (du Nouveau-Mexique à la Californie). Donc à l’exact opposé d’où nous allons.
Notez bien que je ne me fais aucune illusion sur ce que j’ai noté pour demain.





Question existentielle n°3
Après Shamrock, direction notre arrêt du jour: Oklahoma City. Ville connue pour… Bah oui tiens c’est connu pour quoi Oklahoma City? Son attendant en 1995 et puis? Bah c’est tout. Je vous mets même au défi de la placer sur une carte sans tricher.
Bref la route fut d’un ennui absolu. L’autoroute 40 (parallèle à l’historique Route 66) est une ligne droite sans fin sur laquelle on passe son temps à doubler des camions ou à se faire doubler par des camions. Oui parce qu’ici contrairement à chez nous, les camions roulent à la même vitesse que les voitures. Donc il n’est pas rare d’avoir une 38 tonnes qui déboule sur votre gauche. Ca fait bizarre au début. Surtout quand, EN PLUS, il y en a aussi qui double à droite. Oui c’est autorisé ici.



Oklahoma City (OKC comme on dit dans le coin) c’est… mignon? Je veux dire par là que le centre ville, outre les 3 ou 4 grattes ciels obligatoires, est assez sympa. Tout le quartier des anciens entrepôts autour de la voie de chemin de fer ont été transformé en hôtels ou restaurants. Il y a même le musée du banjo. Bref c’est sympa pour venir boire un verre mais pas suffisant pour nous occuper plus de 35/40 minutes. Et soudain Whatsapp sonne. Message du Texas. « Au fait ce soir il y a un match NBA entre le Thunder et les Clippers de L.A. ». Voila qui règle la question du « On fait quoi ce soir? »





Vérification de la dispo de tickets à prix raisonnable. C’est bon, let’s go on y va. Je vous épargne l’achat des tickets parce qu’il se peut que je me sois agacer. Je nierai avoir insulté Ticketmaster. Je regarde vite fait où se trouve le Paycom Center (la salle) et me fait confirmer par une personne de l’hôtel que c’est faisable d’y aller à pied. Le mec me regarde médusé genre « mais vous allez vraiment marcher jusque là-bas? » MEC! C’est à 15 minutes à peine! Il nous a regardé partir en mode « ils sont fous ces gaulois ».
Question existentielle n°4
Le Paycom Center est une belle salle ultra moderne et prévue pour tous les usages. Du basket aux Monster Trucks en passant bien sur par les concerts. Notez dans vos agendas, Judas Priest le 20 novembre ici même.
Niveau ambiance, toute la salle est bien entendue acquise au Thunder. Vous pensez bien qu’avec un nom pareil, le bordel est permanent dans la salle pourtant pas bien pleine. C’est bien simple, il n’y a pas eu une minute de calme. Toujours de la musique ultra forte pour tout et surtout pour rien. Le moindre temps mort est prétexte à une animation, souvent marrante il faut le dire, mais toujours à un volume indécent.





Côté sportif, le Thunder a désossé les Clippers. Défaite de 14 points avec une écart qui a culminé à 25 points. J’ai été effaré par la précision des mecs. Ou plutôt leur manque de précision. De mémoire, lors des autres matchs NBA que j’ai vu, il y avait moins de déchets au tir. 21h17 fin du match, 18 minutes plus tard nous sommes à l’hôtel.
Ce qui nous amène à la dernière question du jour: quelle heure le départ demain? Parce que ce sera la journée où il faudra couvrir le plus distance (autour de 800km). Ben figurez-vous que je ne sais toujours pas. Ca promet.


