Texas & Route 66 – Jour 12
Point de folie aujourd’hui. Juste un peu de tourisme de base et la dernière ligne droite (littéralement) en voiture.
Aujourd’hui ce sera doucement le matin et pas trop vite l’après-midi. Enfin si sur la fin de l’après-midi ce sera un peu rapide. Je vous expliquerai en temps voulu.
Point culture
Ce matin nous prenons le temps de faire ce que nous n’avons pas pu faire hier soir pour cause d’arriver tardive: flâner un peu dans le centre ville de Saint-Louis. Ceci dit, comme souvent avec les centres villes des villes américaines, c’est vite vu.
Petit tour à pied entre le capitole de l’état du Missouri, la mairie (qu’on croirait tout droit d’un comics de Batman), le stade baseball des Cardinals (l’équipe locale), le siège de l’antenne locale du FBI et la célèbre Gateway Arch qui longe le Mississipi.
Je salue le génie du mec qui a installé son bar littéralement en face du stade là où il n’y a pas de tribunes pour que les clients puissent voir le match depuis les terrasses. Ils ont aussi eu l’idée de faire tout un petit complexe autour du stade pour que les fans se rassemblent et regardent les matchs sur écran géant. Pas chez nous qu’on pourrait faire ça avec les demeurés du foot. Passons.










La Gateway Arch est l’emblème de la ville et pour comprendre ce qu’elle symbolise, il faut comprendre pourquoi elle est là. Si Saint Louis s’appelle Saint Louis c’est parce que la ville a été créé par des français du temps où la Louisiane appartenait au royaume de France et couvrait environ 20% du territoire actuel des USA. Mais ça c’était avant qu’un con de corse (« Naboléon ») ne la vende. Bref la ville a servi de point de départ à différentes pistes qui ont servi à la conquête de l’ouest américain. L’arche symbolise l’ouverture du territoire à l’ouest du Mississipi.
Fun fact #1: l’arche est située dans le plus petit et le plus récent parc national des USA. Il fait 0,8km² et a été créé en 2018 par Donald Trump. Sachez enfin que l’arche a été dessiné par un américain d’origine finlandaise, qu’elle a été inauguré en 1967, qu’elle fait 192 mètres de haut et qu’on peut y grimper via un truc très très angoissant.
La grande arche
Honnêtement j’étais très très sceptique quant à ce monument et son aspect. Mais une fois sur place. WHOW. Juste WHOW. Ce design simple et épuré est absolument divin. Surtout avec le temps que nous avons eu aujourd’hui. Elle se fond dans le décor quel que soit l’angle par lequel on la regarde. J’aurais pu rester des heures dessous à la prendre en photo sous tous les angles.






Comme je l’ai dit plus haut, on peut monter dans l’arche. J’aurais du me douter qu’il y avait un loup quand la nana de la caisse a posé la question de savoir sur les espaces confinés posaient problème. Mais avant l’espace confiné, il y a le musée. On y recapitule le pourquoi du comment de la présence de l’arche ici et les conséquences qu’a eu la conquête de l’ouest. Par exemple, il y a une vidéo très édifiante qui récapitule les 500 et quelques traités de paix signés avec les différentes tribus amérindiennes, en prenant bien soin de préciser en gros et en rouge qu’aucun n’a été respecté. Elle montre aussi de façon très claire à l’aide d’une carte comment on les a viré de chez eux. Ni plus, ni moins.
Nous voila donc au moment de la montée. Donc pour aller en haut, il faut prendre place dans une espèce de télécabine articulé particulièrement exigu. Plus d’1m85, oubliez l’idée de rentrer là-dedans. Sachant qu’on est au max 5 par cabine. Les photos ne rendent pas justice à la petitesse du truc. Néanmoins le fait que ce soit bien ventilé rend le trajet moins anxiogène. 4 minutes pour monter, 10 minutes en haut pour faire les photos et 3 minutes pour redescendre. Sachant qu’en plus la plateforme au sommet ne peut pas contenir plus de 50 personnes (nous n’étions que 25).
Quant à la vue, côté Saint Louis c’est assez sympa. Côté Mississipi et Illinois c’est un peu « la tristitude ». Petite précision, côté ville c’est Saint Louis dans l’état du Missouri, de l’autre côté du fleuve Mississipi c’est l’état de l’Illinois. Chicago est à 4h30 de route.








Avant de partir, rapide tour sur les berges d’un Mississpi bien mal en point tant le niveau de l’eau est bas. Si j’ai bien compris ce qu’on m’a expliqué, il est près de 10 mètres en dessous de son niveau habituel.


« Quelque chose en nous de » rétréci
Pour la dernière fois du voyage, retour dans la voiture pour un long trajet. 5h en direction du Tennessee et de Nashville. Capitale mondiale de la Country. Mais avant d’arriver là, il faut se palucher les autoroutes de l’Illinois et du Kentucky et passer par Le Caire, Cadix, Francfort, Vienne et Paris (celui du Kentucky pas du Texas). Tout ça sans quitter les USA. Pourquoi venir se faire en chier en Europe je vous le demande? Ca plus le revêtement immonde sur certaines portions d’autoroute, les travaux et les camions. Une certaine idée de l’enfer en somme. Non pas de stop dans un KFC du Kentucky, l’idée est marrante en soit mais en fait: NON.
Fun fact #2: hier nous étions dans le Kansas patrie de Clark Kent (aka Superman). Aujourd’hui nous sommes passés à Metropolis. Ca ne s’invente pas.



Bilan géographique du voyage: 7 états visités : Texas, Oklahoma, Kansas (invité surprise), Missouri, Illinois, Kentucky et Tennessee pour un total de 2850 km en voiture, tout ça en 6 jours. Avec 5 nouveaux états, j’ai officiellement atteint le score honorable de 26 états américains visités. Plus que 24. Ai-je vraiment envie d’aller dans le Nebraska ou Rhode Island? Pas sûr.
Demain, journée complète à Nashville pour le dernier jour avant le retour samedi et une arrivée programmée à CDG dimanche matin autour de 6h. J’attends le comité d’accueil. Vous êtes prévenu.
La suite au prochain voyage.

