Corée du Sud – Jour 10

Comparé à notre rythme depuis le début du voyage, ce dimanche va paraître bien calme en terme d’activité.

La journée commence par un petit déjeuner toujours aussi spartiate mais qui verra le retour à la vie de la machine à café après son décès intempestif hier matin. Vu le goût du café, peut-être aurait-elle dû rester éteinte. Bref nous sortons de là et je vois Aurélie qui renifle ses fringues. « On pue le graillon » lâche t-elle dans un soupir. Ha bah voila, ils me l’ont mise de mauvaise humeur.

J’ai oublié mon jeu de mot pour ce titre

Là-dessus nous partons attraper notre bus en direction du Bulguksa Temple qui se trouve à 13 kilomètres de Gyeongju. Comme nous sommes dimanche, je suis relativement surpris de voir que nous attendons peu de temps le bus. Personne dedans. Ca me va je prends. Le trajet est une formalité et nous sommes sur place en une grosse demi heure.
Le Bulguksa est un complexe bouddhiste relativement préservé ce qui fait qu’il attire énormément de monde surtout un dimanche par beau temps et avec l’entrée gratuite. Bref c’est archi blindé.
L’endroit est assez joli. On y est accueilli par un petit jardin avec une marre et un splendide pin coréen. Le temple en lui-même se trouve à flan de colline, il faut donc grimper quelques marches pour avoir accès à sa partie principale. Il s’agit de 3 pavillons relativement similaire contenant chacun un bouddha. Le plus gros d’entre eux étant flanqué de 2 pagodes en pierre de 6/7 mètres de haut.

Comme nous n’avons pas masse de chose à voir aujourd’hui, nous prenons notre temps et ferons le tour des lieux en une grosse heure et demi. C’est en retournant à l’arrêt de bus que les embrouilles commencent. Comme nous sommes dimanche, la fréquence des bus est d’un par heure. Devinez qui a loupé son bus à 10 minutes près pour la destination suivante? 50 minutes à poireauter en plein soleil en attendant le retour du bus. Oui parce qu’en réalité c’est un seul et unique bus qui fait toute la ligne. Aurélie mettra à profit cette attente pour aller chercher de quoi grignoter.

Le bus magique

Finalement le bus arrive, pile à l’heure attendue (12h50). Le trajet vers Seokguram Grotto prend environ 20 minutes. Mais 20 minutes dont on se souvient. Une pure route de montagne avec des épingles, des virages aveugles ultra serrés, la totale. Tout ça à une vitesse qui nous a paru totalement inappropriée pour un bus rempli comme l’était le notre mais visiblement c’est la routine ici. Première chose faite en descendant, regarder quand le bus repasse. Voyant les horaires, 2 options s’offrent à nous. Tout faire au pas de charge et être revenu dans une heure ou prendre notre temps et revenir dans deux heures. Ne sachant pas trop ce qu’abrite la grotte, nous optons pour l’option de prendre notre temps.

Petite marche tranquille en sous bois pour arriver après une courte marche devant un escalier qui mène à un petit pavillon. On pénètre dedans et là, derrière une glace on voit une statue de Bouddha (qu’il est interdit de photographier) dans une petite grotte. Ca prend littéralement 1 minute, 3 de plus si on s’attarde vraiment sur les détails. Heureusement que l’entrée était gratuite parce que je vous avoue que payer 8000 wons pour ça m’aurait légèrement fait mal au fion. En soit 8000 wons c’est 5,6 euros mais c’est plus le principe que la somme en elle-même.
Bon… ben retour à l’entrée pour attendre le bus. Re-50 minutes d’attente. Retour à l’entrée du Bulguksa par la même route de montagne de ses morts parce que bien évidemment, il faut changer de bus pour retourner à Gyeongju et Ô surprise, re-50 minutes d’attente pour le bus suivant.

Donc aujourd’hui, nous aurons vu 2 sites et attendu des bus pendant 2h30. Grosse journée. Mais nous aurons vu au loin la mer du Japon en attendant de la voir de très très très près demain.

Ma meilleure vanne depuis le début du voyage:
– Tu sais comment on repère que les coréens sont gros?
– Allez vas-y sors ta connerie t’attends que ça.
– Ils ont de la « séoulite »
Silence consterné.
– Ca ira pour cette fois.

La stat du jour: à peine 6 kilomètres aujourd’hui. C’est peu comparé aux jours précédents mais ça reste 6000 fois plus que ce que je fais à la maison quand je vais du lit au canapé.

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