Corée du Sud – jour 17
Dernier jour de visite. Mais pas le dernier pour les idées de promenade infernale.
Après une nouvelle nuit sur notre futon favori, comme hier on nous amène notre petit déjeuner directement dans la chambre. Seul point commun avec les autres petits déjeuners: le café est infâme.
La grande muraille
Les points d’intérêts de Jeonju étant très proche les uns des autres, nous avons volontairement mis la pédale douce hier afin d’avoir quelque chose à faire aujourd’hui. Du coup nous faisons aujourd’hui ce que nous aurions pu faire hier. Vous me suivez?
Ce matin direction les ruines de la Namgosanseong Fortress qui, comme son nom l’indique, est une forteresse datant de la dynastie Joseon. Cette dernière se trouve à cheval sur 2 collines dont l’une d’entre elle culmine à 273 mètres d’altitude. Nous voici donc en route, suivant scrupuleusement les plans de la mairie qui indiquent la direction. Nous sortons rapidement de la ville pour nous retrouver sur une route forestière. Jusque là pas de souci. Le petit temple indiqué sur la carte est immanquable. Nous continuons. Arrivé au bout de la route: pas de forteresse ni de ruines ni rien. On a du loupé un truc.





Il faut savoir que la blague récurrente depuis le début du séjour c’est que nous dépassons souvent l’endroit où nous voulons aller sans le voir. En revenant sur nos pas, nous trouvons effectivement un sentier, facilement manquable, qui se transforme très très vite en pente à la raideur absurde à la limite du praticable. Comme Aurélie est déjà loin devant, je suis bien obligé de suivre. Comme d’habitude, je ne la reverrai qu’en haut après avoir escalader la muraille de la forteresse – littéralement. Une fois au sommet, conciliabule pour savoir où sont les ruines. Plus je regarde le plan, plus je me dis que les ruines de la forteresse ne sont ni plus ni moins que le mur d’enceinte et qu’il n’y a pas grand chose d’autre.


Comme je refuse de redescendre par où nous sommes montés, la seule autre solution est de continuer sur la muraille. Nous voila donc parti pour faire TOUT le tour de cette forteresse infernale. A mi-chemin, nous croisons une route qui nous ramène à la civilisation. Bien entendu, égaux à nous même, nous préférons Aurélie préfère continuer de faire le tour, toujours avec l’espoir de trouver autre chose que le mur d’enceinte. Ce qui nous amène à la pire pente du voyage. En terme de raideur, on est au-delà des 25%. Ca dure 10 mètres mais c’est l’enfer. Une fois en haut nous continuons sur notre mur pour finalement arriver à ce qu’on appelle dans le jargon: un CDS. Un cul de sac. Impossible de continuer plus avant sur la muraille, le mur n’est plus en assez bon état. Sauf qu’il y a en fait un tout petit chemin qui redescend vers la ville. C’est ça où revenir en arrière de 300 mètres pour reprendre un autre chemin plus praticable. A votre avis, qu’elle fût l’option privilégiée? A ce stade ça relève de la question rhétorique mais bon… C’est étroit, raide, infiniment casse gueule mais nous y allons. 40 minutes de descente plus tard, retour à la civilisation et c’est là que je m’étale en glissant sur de la terre humide. Comme je manque de me vautrer au moins 3 fois par jour depuis le début des vacances, fallait bien que ça arrive.
Là-dessus nous sommes archi cuit, je suis trempé, retour à la maison d’hôtes pour se changer.


Boxing day
Nous n’aurions dû rester que quelques minutes, nous nous poserons finalement presque 1h. pendant que je bulle sur la balancelle, la dame qui gère les lieux m’appelle. Le temps que j’arrive, elle débarque avec un plateau de boisson. Nous acceptons avec plaisir et la remercions. Un petit thé bien frais ça ne se refuse pas. Sauf que ce n’est pas du thé, c’est de l’alcool de prune fait maison. Servi glacé, ça passe tout seul. Nous avons un moment craint les effets secondaires de l’alcool mais en fait non.
Nous nous décidons finalement à repartir nous promener. Après avoir 2 fois le tour des 2 grosses rues commerçantes, j’aperçois un ring de boxe installer sur une place. Curieux nous allons voir. De ce que nous en avons compris, il s’agit d’une compétition amateur entre 2 clubs de boxe du coin. Nous arrivons sans souci à trouver de bonnes places pour voir les matchs. Ces derniers sont très courts, entre 1 et 3 rounds suivant le niveau.
Aussi surprenant qu’inattendu, quelqu’un du staff viendra nous donner du coca et des crackers. Mais juste à nous, pas aux autres gens qui sont autour de nous. Pas d’explications rien, juste comme ça. Bon.



Comme il n’est pas si tard que ça, nous nous demandons quoi faire. Finalement, Aurélie trouve ce qui ressemble à un bar. Nous décidons d’y aller. C’est en fait le bar d’une brasserie de bières locales. Comparé à ce que nous avons payé depuis que nous sommes ici, c’est très cher. On est sur des tarifs parisiens mais les bières étaient pas mal. Ensuite dîner dans un resto du coin et le clou de la soirée: le dessert. Nous trouvons par hasard une sorte de salon de thé qui fait des gaufres, des glaces etc. J’opte pour un « Croffle chocolat » et Aurélie qui partait sur autre chose fini par éhontément me copier. Bref, qu’est-ce qu’un « Croffle ». C’est la contraction de croissant et waffle (gaufre en anglais). Dans les faits ça donne une gaufre faite avec la pâte du croissant. Et c’est servi avec une quantité de glace déraisonnable. Tout ça pour 12 euros les 2. En France ce serait 12 euros pièce avec probablement moins de glace. Passons. C’est délicieux et la serveuse est ravie de savoir que nous avons aimer.
Retour à la base car demain retour à Séoul en train en fin de matinée. Aucune idée de ce que nous ferons demain en arrivant.


La stat du jour: 18 kilomètres et un petit dénivelé positif d’environ 420 mètres. Beaucoup de plaisir.


