Corée du Sud – Jour 8
Doucement le matin, pas trop vite l’après-midi.
Ce matin, nous nous sommes royalement octroyé une grasse matinée jusqu’à 9h. Rien que ça.
Y’en a des biens
Pas de petit déjeuner proposé par notre hôtel. C’était spartiate – équivalent Ibis chez nous – mais ça a fait le job pour une nuit malgré les murs en carton. Donc direction le Starbucks d’à côté pour avoir quelque chose dans l’estomac. Là-dessus nous poussons un gros soupir las, il va falloir reprendre le métro et se farcir des escaliers à l’infini pour aller prendre le bus. Ou pas. En regardant Naver Maps, je vois que l’appli me propose le bus au lieu du métro. Plus rapide, moins cher et surtout sans escalier. Comme dirait Hubert Bonisseur de La Bath (OSS117) « très bien, faisons comme ça ». L’arrêt de bus est à 200 mètres, une distance tout à fait acceptable pour nos courbatures. Et là, miracle. Le chauffeur de bus attend que nous soyons assis pour démarrer, roule tranquillement, ne met pas de grands coups de frein… Donc un chauffeur de bus qui soit pas possédé, ça existe en Asie.




Le bus nous lâche pile devant le bâtiment qui nous intéresse. Plus qu’à patienter jusqu’ 12h05, heure de départ. L’heure et demi d’attente passera assez vite entre achat de pâtisseries faussement françaises et déjeuner avant le départ. 11h57 nous chargeons les valises, 12h05, le bus est parti. La sortie de Séoul sera un peu laborieuse du fait des embouteillages. Ce qui m’a permis de me livrer à ce que j’appelle « le test de la minute ». Montre en main, il s’agit de compter combien de voitures peu communes on peut croiser en soixante secondes. Le résultat est débile.


Le trajet qui devait initialement prendre 3h30 durera en réalité 4h20. La faute à un embouteillage monstre un peu avant la ville de Gumi à cause d’un énorme sac de gravas tombé sur la voie de gauche et qui était en train d’être enlevé lorsque nous sommes passé. Ca plus la pause réglementaire. Nous avons eu droit à 15 minutes cette fois-ci et c’était franchement bienvenue.
Le paysage est sympa mais pas incroyable et je vous prie de croire qu’à 100km/h sur autoroute on à le temps de s’emmerder. J’ai pu lire en détail la page wikipedia sur la guerre de Corée en détail. Je peux donc vous dire que si Séoul est aussi moche c’est parce que la ville a été détruite à 70% durant la guerre de Corée. Ca permet aussi d’écouter un peu de musique parce qu’ici je peux vous certifier que de ce point de vue là c’est abominable. Je ne demande pas grand chose pourtant. Mettez-moi Michael Jackson, George Michael, Mariah Carey… A ce stade même la Macarena je suis preneur tellement ce qu’on entend partout ici est pouilleux. Le pire c’est que ce n’est même pas de la production locale, c’est du vomi radiophonique mondial.



Blague à part, vu la durée du trajet aujourd’hui, avec Aurélie nous nous sommes assez mal imaginés en train d’enchaîner le trajet en bus d’hier et celui d’aujourd’hui dans la même journée. Certes si il a avait fallu le faire nous l’aurions fait mais faire une pause à Séoul entre les deux c’est avéré être une bonne idée.
Un pays de bonnets de nuit
Quitter Séoul et arriver à Gyeongju, c’est un peu comme quitter Paris et arriver à Auxerre. Pas la même ambiance. Et je suis toujours surpris par le nombre faramineux de touristes.
Gyengju donc. De ce que j’ai pu en apercevoir avant le coucher du soleil, c’est comme toutes les villes de Corée que j’ai pu voir jusqu’à maintenant: pas très beau. Mais il y a des choses à voir. Ca sera pour demain. Comme nous avons appris en arrivant qu’il y avait un festival en ville avec des concerts, nous décidons de partir voir ce qu’il en est, avec aussi pour projet de trouver à dîner. Mais avant cela, nous avons transformer la chambre en camp de gitans car il y a une laverie et de la lessive à faire. Il faut donc faire sécher tout ça. En attendant que la machine se finisse: apéro parce que voila.


Et nous voici donc parti à la recherche du festival. Aurélie, toujours lucide, a choppé un plan qui détaille la localisation des festivités. Sauf que le plan est très schématique et même avec les noms de quelques rues, on peine à se repérer. Nous décidons de remonter une des rues principales car nous entendons au loin de la musique. Las, c’est le soundcheck pour les concerts de demain. Nous décidons de suivre la foule et de prendre une rue qui l’air animée. Quelques attrapes touristes sont ouverts, des magasins d’accessoires pour téléphone et quelques vendeurs de pâtisseries locales. Aurélie se laissera tenter pour une espèce de crêpe sucrée fourrée au fromage. Pas mémorable selon elle. Une fois au bout de la rue toujours pas de signe du festival quand soudain, ça pétarade dans le ciel.


Malgré les courbatures à cause d’avant hier, j’accélère jusqu’au coin de la rue et… plus rien. Aurélie arrive et me dit « regarde! » Et là une armée de spots illuminent le ciel. Ni une ni deux nous traversons la rue, coupons dans un parc et soudain débute une chorégraphie de drones dans la nuit. Comme il est évident que nous n’atteindrons jamais à temps l’endroit où tout cela à lieu, nous nous trouvons un endroit avec une vue dégagée pour regarder le spectacle.
Une fois celui-ci terminé, nous nous mettons en quête d’un restaurant car nous n’avons toujours pas dîner. Il est 20h10, il n’y a plus rien d’ouvert. Faute de mieux, ce sera le Burger King de la honte. Médiocre de surcroît.







Seulement 5 kilomètres aujourd’hui. Petit bras.

