Roadtrip Arizona – Jour 3
Le réveil au son du coyote.
4h00 du matin, la porte de la chambre est grande ouverte et Aurélie regarde dehors. Le temps que mes 2 neurones connectent, j’entends comme des cris de chiens venant de dehors. Mékécessé ce bordel? Ce sont tout simplement les coyotes du coin qui se font la conversation sur les hauteurs de la ville. Paraît que c’est normal ici et que ça arrive régulièrement.
La pose yoga
Le petit dèj englouti, nous sautons dans la voiture et décidons de rouler cheveux aux vents (pour celle qui a des cheveux du moins). A cette heure là, il ne fait pas encore trop chaud et c’est vraiment agréable.
Direction le Devil’s Bridge Trail pour aller voir… le Devil’s Bridge. Une fois sur place, nous constatons que le parking est déjà plein. Oh les gars, il est 8h30 du matin! Que faire? Soudain je me souviens avoir vu/lu qu’il y avait une autre parking plus loin. Le « un peu plus loin » se transforme en 2 kilomètres mais le parking est bien là. Ce détail va faire toute la différence.



En effet, le premier parking met Devil’s Bridge à environ 1,5 kilomètre quand notre parking met Devil’s Bridge à 2,5 kilomètres. En soit c’est plus loin mais le kilomètre supplémentaire permet de profiter de vues et de panoramas que n’a pas l’autre chemin. A ce moment là, la température tourne autour des 26/27°, c’est vraiment agréable. D’autant que le chemin est assez simple.



Plus loin, nous commençons à croiser des gens qui sont déjà sur le retour. Il est recommandé d’aller à Devil’s Bridge assez tôt dans la journée pour éviter les fortes chaleurs. Chose qui se confirmera plus tard.
Truc marrant sur le chemin, l’ambiance est cool, on se dit bonjour et parfois on taille le bout de gras avec des inconnus.



Comme Devil’s Bridge est une arche naturelle à flan de falaise, à un moment il faut bien que ça monte. Rien d’insurmontable, même si c’est parfois un peu technique. Nous finissons par atteindre une sorte de promontoire rocheux offrant une vue folle sur la vallée d’où nous venons. Un couple arrive pour faire une photo. Pas presser, nous décidons de les laisser passer. Et là la nana nous dit « ça va prendre un peu de temps je vais faire un pose de yoga pour la photo ». On se regarde avec Aurélie en mode « vas-y fais nous rêver ». Après quelques essais calamiteux et des photos aussi discutables que la pose elle même, elle plie bagage en disant que de toute façon il y a trop de vent. Du vent? AH c’est pour ça que je suis décoiffé!
En vrai, pourquoi vouloir se la péter quand simplement s’assoir et regarder ailleurs l’air de rien suffit pour être « instagramable »?
Après la pause Instagram, nous grimpons encore quelques dizaines de mètres et nous arrivons enfin à Devil’s Bridge. Honnêtement, les photos ne rendent pas justice au lieu. Et j’avoue ne pas avoir voulu faire le fifou pour avoir un meilleur angle.
Ce que vous ne voyez pas sur mes photos, ce sont les gens qui font la queue pour aller pauser comme des neuneus sur l’arche en elle même. Oui c’est parfaitement accessible sauf qu’avec mon vertige c’est juste « non ».



Comme à la télé
Retour à la voiture par un bon 35°. Non seulement ça commence à taper mais en plus, la foule arrive.
Nous repassons à l’hôtel pour un ravito en eau puis comme il fait faim, nous cherchons un endroit pour déjeuner. La solution sera trouvé à 100 mètres de l’hôtel. Une remorque qui fait de la bouffe mexicaine avec les ouvriers du bâtiments qui font la queue en attendant leur repas. Aurélie qui me dit « mais c’est comme à la télé ». Bah oui. Et en plus c’était délicieux.


Le plan de l’après-midi était d’aller escalader Cathedral Rock, une autre curiosité géologique. Sauf qu’une fois sur place nous découvrons que le parking est fermé et qu’il faut retourner en ville pour prendre une navette. Comme ça nous enquiquine, nous passons un plan B qui se trouve un peu plus bas sur la même route. Nous escaladerons du coup Courthouse Rock. En soit ce n’est pas ce rocher là qui est intéressant mais le panorama qu’il offre une fois dessus.
Ensuite nous déciderons d’en faire le tour mais la chaleur et la baisse de nos réserves d’eau nous inciterons à la prudence. Donc retour à la voiture où je me suis brûlé sur la volant parce que chauuuud.





Sur le retour nous stopperons à la Chapelle de la Sainte Croix. En soit, la chapelle n’a aucun intérêt. C’est du béton. Par contre la vue… Encore une fois on en prend plein les yeux. Difficile de se lasser d’un tel panorama.


Demain, nous reprenons la route, il y a 470 kilomètres au programme. Parlant de kilomètres, titinne avec son 4 cylindres turbo biberonne quand même 10L/100km. Petit complément de plein, pour 28 euros j’ai mis 40 litres dans la voiture.

