Roadtrip Nouveau-Mexique – Jour 6

Pas mal d’imprévus et d’improvisation aujourd’hui.

Comme c’est le cas depuis le début du voyage, nous nous réveillons un peu dans la farine parce que le cumul du décalage horaire et du grand air nous fracasse légèrement.

Exploration

Comme hier, le motel ne propose pas de petit-déjeuner, nous partons donc explorer une soit disant ville fantôme le ventre vide. Pour y accéder il faut faire un peu de hors piste et ça tombe bien nous avons une voiture totalement adaptée à cette pratique (pas du tout). Quand nous arrivons sur place, le noir de la peinture tire sur le blanc vu la couche de poussière accumulée. Cela dit vu ce que la voiture était sale quand on nous l’a donné, la différence est minime. Passons.

Le chemin devenant impraticable, nous terminons à pied avec au loin les coyotes qui se font la conversation. Après une centaine de mètres, nous apercevons le sommet d’un puit de mine. Là ça devient intéressant. Et… en fait non. En lieu et place de ville fantôme, nous nous retrouvons face à quelques ruines particulièrement inintéressantes et ce puit de mine qui est la seule structure ayant un peu d’intérêt. Rien à explorer ou à voir de plus que ça. Bon. Au moins la vue sur la vallée est jolie.

Nous redescendons en ville en quête de petit déjeuner. Comme le seul commerce à en proposer est la station service, nous stoppons là. Oui je sais, c’est bizarre de dire qu’une station service propose des petits déjeuner. Ici les stations services font beaucoup de choses, surtout dans les petits villes. Café, cookies, donuts, burritos, il y a tout ce qu’il faut. Le tout sera dégusté sur le parking au milieu des locaux qui viennent acheter leur ticket de loto et des chasseurs avec leur prise de la veille à l’arrière de leur voiture.

La route fantôme et les zombies

Là-dessus nous partons. Deux options au choix. Vers l’Est pour récupérer l’Intertate 25 (l’autoroute en somme) ou vers le Nord pour prendre la route « panoramique ». Comme hier, nous optons pour le réseau secondaire. Elle serpente entre les montagnes avec des paysages sympas mais moins spectaculaires qe la veille. Il y a aussi quelques lignes droites sympathiques qui permettent de mettre à profit les 315 chevaux de la voiture (ce sera notre petit secret).
Quand soudain, après une heure vingt de route, un panneau prévient « fin de route goudronnée dans 100 mètres ». Comment ça fin de route goudronnée? J’ai revérifié en arrivant à l’hôtel ce soir, ce n’est indiqué nulle part sur Google Maps. Comme de toute façon, faire demi tour pour aller reprendre l’Interstate nous fait perdre 3 heures, nous décidons d’aller de l’avant. Non sans précaution puisque la Mustang n’est pas vraiment prévue pour ça.

Bien entendu, aucun réseau mobile pour savoir où nous sommes exactement et quelle distance il nous reste avant de revoir du goudron. Nous serons doublés à grande vitesse par des gens du coin en pickup. Véhicule bien plus adapté à ce type de route. Au bout d’environ 1h, nous apercevons au loin l’Interstate 40, celui-là même que nous avons abandonné hier en Arizona. La délivrance est proche. Soudain, retour du réseau mobile, nous voyons apparaître l’ancienne Route 66 sur la carte. Là on se dit « sauvé »! Sauf que non, cette portion est à l’abandon. Donc le supplice fut prolongé de quelques minutes.

La Route 66 dans toute sa splendeur

Sur les coups de midi nous arrivons à Albuquerque (« alboukeurki » si on le prononce comme les locaux). Retour à la civilisation, à la grande ville et aux imbéciles qui font n’importe quoi sur la route. Nous visons un restaurant nommé Frontier, recommandé par des amis. Bien entendu qui dit USA dit enfer pour se garer car tout est payant mais nous sommes plein de ressources et nous contrairement à eux, nous n’avons pas peur de marcher un peu. Quant au resto, comme l’a très justement fait remarqué Aurélie, c’est un Flunch version américaine. On commande au comptoir et on attend de voir son numéro sur l’écran pour aller chercher sa commande.
Pour ce qui est d’Albuquerque, du moins de ce que nous en avons vu, ce n’est pas la joie. Un nombre affolant de SDF, souvent défoncés au crack, au fentanyl ou à la métamphétamine et se déplaçant comme des zombies. J’aime autant vous dire que nous n’avons pas traîné.

Hala Madrid

Pour aller jusqu’à Santa Fe, notre destination du jour, nous restons sur notre idée de prendre le réseau secondaire plutôt que l’Interstate. La route est sympa. Mais fatigué par nos péripéties du matin, j’ai besoin de faire un stop. Ca tombe bien nous arrivons à Madrid. Il s’agit, non pas de la capitale espagnole, mais d’une sorte de ville abandonnée qui semble être revenue à la vie après qu’une groupe de motards hippie soient venus s’y installer. Ddescription faite par Aurélie qui résume plutôt bien la chose car au milieu des ateliers d’artistes et autres magasins new age se trouve un bar à motards avec un groupe qui joue. Idéal pour une pause bière.

Le reste de la route jusqu’à Santa Fe n’est qu’une formalité. Et pour une fois, nous resterons plus de 24h au même endroit.

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