Roadtrip Texas – Jour 10
965 kilomètres plus tard: nouvel état, nouveau fuseau horaire.
Ce soir nous sommes à Arlington au Texas. Quelque part entre Dallas et Fort Worth.
En route pour les étoiles
Décollage ce matin en direction de Roswell. Décollage de courte durée car la roue arrière gauche décide de refaire des siennes. Nouveau stop dans une station service pour regonfler la roue. Et cette fois-ci je ne me contente pas de le regonfler, je la surgonfle un peu en anticipation non seulement de la route à faire mais aussi d’un possible futur dégonflage.
Là-dessus nous repartons au travers des montagnes du Nouveau-Mexique jusqu’à Roswell. En soit, passer par Roswell nous fait faire un détour d’une vingtaine de kilomètres mais sur 900+ c’est négligeable. Et puis nous ne passons pas tous les jours dans le coin donc allons-y!








Roswell, ville mondialement célèbre pour son soit disant crash de soucoupe volante. Sauf que le crash en question a eu lieu à Corona, à quelques kilomètres de là. Le fait est que c’est Roswell qui est devenue célèbre car c’est la police de Roswell qui a couvert la chose. Tout ça pour dire que cette ville est une gigantesque piège à gogos ouvert parce qu’à part des magasins de souvenirs à la vitrine plus ou moins angoissantes, un McDo en forme de soucoupe volant et une quantité ahurissante de témoins de Jéhovah, il n’y a rien. C’est tellement surcoté que même l’office du tourisme local propose comme attraction des boutiques de souvenirs. C’est vous dire. Je n’en attendais rien et je suis quand même un peu déçu. Cette sympathique blague nous aura quand même coûté 1h. Après ça il reste encore 6h de route et il faut en plus avancer d’une heure à la frontière du Texas car on change de fuseau horaire (encore).
En route pour l’étoile solitaire
Le reste de la route fut long. Très long. Aurélie a conduit une bonne partie du trajet dont notamment une ligne droite de près de 50 kilomètres (je n’exagère pas) au milieu de la grande plaine de l’Ouest du Texas. Elle finit par capituler après avoir conduit environ 40% du trajet. Je prends le relais pour la fin. Nous finissons par quitter les grandes lignes droites du réseau secondaire et les petites villes paumées pour rejoindre l’Interstate 20. De la route quasi déserte on passe à l’autoroute avec une palanquée de camions. C’est tout de suite moins fun mais ça roule quand même. Nous perdrons néanmoins une quinzaine de minutes dans un embouteillage faisant suite à un accident assez sérieux (3 voitures brûlées).
Plus loin sur le trajet un SUV blanc attirera mon attention. Il a une barre de toit étrange mais aucun marquages n’est visible sur le côté, je dis à Aurélie que je crois qu’il s’agit d’une voiture de Police. Voyant un mec arrivé comme un dingue dans le rétro, je me rabats et dis à Aurélie de préparer le popcorn car si le mec freine en voyant le SUV blanc, c’est qu’il s’agit bien d’un flic. Le type me double comme une balle et une fois à la hauteur du SUV il est debout sur les freins. Bingo!
Du coup tout le monde attend bien sagement que la Police quitte l’autoroute pour se remettre à rouler comme des furieux. Parce qu’au Texas, contrairement à certains des états voisins, rouler largement au-dessus de la limite de vitesse est tout à fait « normal ». Par exemple, ce soir en arrivant dans le trafic très dense de l’agglomération de Dallas, si je roule à 60mph comme je suis supposé le faire, je suis une chicane mobile sur une autoroute à 8 voies. Donc il vaut mieux être dans le même rythme que le flux et être à 80mph (environ 130kmh).












Nous arriverons à l’hôtel vers 19h15, ce qui compte tenu de la distance à couvrir est tout à fait honnête. Quant à l’hôtel, c’est le dernier du voyage. C’est très bobo, avec des chambres faisant faussement loft, un bar à jus et j’en passe. Truc drôle, il est situé au bout de la piste de l’aérodrome d’Arlington. Heureusement, ce ne sont que petits coucous qui décollent de là.
Ha j’oubliais ! Il fait encore 36° a 21h. Ouais…
