Roadtrip un peu à l’Ouest et beaucoup au milieu – jour 1
Aujourd’hui nous sommes à New-York! Heu non à Banff! Mince non plus… la Nouvelle-Orléans! Toujours pas. Nom de Zeus c’est vrai ça! Ousk’on est aujourd’hui?
Avant de rentrer dans le vive du sujet, il faut vous expliquer la genèse du voyage.
En 2019 à Taïwan, avec Aurélie nous avions convenu que pour nos prochaines vacances nous irions dans un endroit plat et moins chaud. Aurélie souhaitant découvrir les grands espaces américains, il ne restait plus qu’à trouver où aller dans cette immensité.
L’idée originale était d’aller à Yellowstone (qui n’est pas plat) puis de prendre l’avion pour aller voir des amis au Texas et de finir à la Nouvelle-Orléans (où il fait chaud). Ont suivi des demandes de devis à diverses agences pour ce trajet avant qu’une idée sortie de nulle part ne fasse son chemin – idée qui a évolué au moins 5 fois en 15 jours.

Finalement vu les tarifs proposés, nous envoyons péter les agences et décidons de tout réserver nous même (vols, hôtels, voitures etc). Pour finir par tout annuler suite à l’exportation par la Chine du COVID.
Le temps a passé mais ce voyage avorté nous a laissé un peu frustré. Donc finalement c’est décidé, en 2024 ce sera les USA. Je vous épargne le détail des soirées, l’une sur le canapé armée de son téléphone à scruter Booking.com, l’autre sur la table avec un PC à jongler entre Google Sheets et Google Maps.
Tout ça pour dire que vous allez voir que ce qui va suivre durant les 15 prochains jours est très loin de l’idée originale (ou pas).
Bien entendu ce ne sera pas plat et il fera chaud.
Un état dans lequel Harry zona
C’est donc à Phoenix, dans l’Arizona, que nous avons atterri aujourd’hui après un vol sans histoire passant par l’Ecosse, le Groenland, la baie d’Hudson au Canada puis ensuite ligne droite au-dessus des USA passant par le Minnesota, le Colorado et enfin l’Arizona. Je mets quelques photos de tout ça juste après.
Sur les photos de Phoenix prises depuis l’avion, l’espèce de brume n’est pas las pollution mais les fumées des feux de forêt en Californie qui sont portées jusqu’ici par les vents.




Une fois posé, tout n’a été qu’une formalité. Je crois que JAMAIS je n’ai passé la douane aussi vite aux USA. Si ça a duré 10 minutes, c’est le bout du monde. Et en plus la douanière était sympa et faisait des blagues. Tout comme le douanier français au départ qui m’a tenu la jambe 5 minutes parce que j’avais un tampon coréen sur mon passeport. Passons.
Donc la douane formalité, récupérer la voiture de loc’? Formalité aussi. Juste un peu d’attente. Et une hésitation quand le gars m’a dit « ha je vois que vous avez réservé une Mustang. Vous voulez la Shelby? » Évidement si vous n’êtes pas branché voiture, je parle chinois. La version Shelby de la Mustang, c’est celle avec le gros moteur de 550cv, le bruit qui va avec et le look très ostentatoire puisqu’aux couleurs du loueur (Hertz). Sobre, j’ai refusé. Oui ça aurait été marrant mais ça aurait démultiplié les passages à la pompe.


Du coup, nous nous en sommes tenus au plan de départ: Mustang cabriolet juste « parce que ». Sauf que voila, qui dit cabriolet, dit coffre plus petit à cause du toit rétractable et bien entendu, on ne peut pas mettre les 2 valises dans le coffre. Je dois donc glisser la mienne derrière mon siège. J’aurais pris mon sac de voyage habituel, pas de problème mais y’a fallu que pour une fois je prenne une valise rigide. Bref. Autre problème du cabriolet. Quand il fait 43°, rouler toit baissé en plein soleil est une fausse bonne idée. C’est intenable plus de 5 minutes. Pour la petite histoire, ici à Phoenix ils en sont à 107 jours consécutifs où la température ne descend pas en dessous de 40° en journée et 30° la nuit. Normalement, les températures devraient être un peu plus supportable là où nous allons.




En effet, des demain nous commençons notre roadtrip de + ou – 3100 kilomètres qui nous conduira dans 2 autres états et nous fera passer dans des endroits improbables.
Là-dessus, je vais dormir, ça fait 24 heures que je suis debout, je commence à fatiguer.


