Roadtrip USA 2025 – Jour 1

Pour une fois, ne soyons pas originaux et faisons comme tout le monde.

Ne pas être original pour nous, c’est d’aller deux fois de suite dans le même pays, donc comme l’an dernier, retour aux USA. Faire comme tout le monde, ça veut dire prendre l’avion pour Los Angeles. Parce que, vous comprenez, la Californie, les palmiers, les plages, les célébrités, Beverly Hills, tout ça… on s’en fout. Cette année, nous allons faire comme tant d’autres : parcourir l’ouest américain. Mais à notre façon.

La douche au champagne

Je vous épargne le réveil à 4h du matin. Le trajet jusqu’à Roissy au milieu des fous du volant de la région parisienne. Sachez juste que l’avion décollait à 8h25 et que nous étions bien sagement en train d’attendre devant la porte d’embarquement à 6h45. Fait amusant : c’est par la même porte que nous avons embarqué pour la Corée en 2023.

Notre taxi – A350-900

Le vol se passe tranquillement. L’avion n’est plein qu’à moitié. Les stewards, très sympas, nous expliqueront que le vol du matin est rarement plein, alors que les 3 autres de la journée sont archi complets. Au moment du repas, un des stewards nous propose du champagne. Pas très chauds en général pour de l’alcool en avion, ce coup-là nous acceptons. Tout ça pour qu’Aurélie trouve le moyen de me renverser son verre dessus après en avoir bu seulement 3 gorgées.

Le reste du vol se passera tranquillement, entre séance photo par le hublot et films. J’ai vu la côte islandaise, le Groenland (toujours incroyable de voir ça), les icebergs du grand nord canadien, le parc de Yellowstone et l’échangeur entre les autoroutes 405 et 105 à Los Angeles.

Echangeur entre l'I405 et l'I105
Échangeur entre l’I405 et l’I105

Chambrage en règle

Nous nous posons à Los Angeles à 10h30 heure locale après 10h30 de vol. Soit avec une heure d’avance. Tant mieux ! Direction la douane. Soi-disant, les contrôles sont plus stricts depuis que Trump est au pouvoir. Soi-disant. Nous sommes tombés sur le douanier le plus tranquille qui soit. Voyant que je porte un polo des Dallas Cowboys, il me demande si je suis fan. Je réponds par l’affirmative. Il me dit avec un immense sourire taquin : « Bon courage. Vous allez en avoir besoin. »
Petite remise en contexte pour comprendre le pourquoi de la phrase. Vendredi 29 août, à une semaine du début de la saison de football, les Cowboys ont échangé leur meilleur joueur défensif (un des meilleurs de la ligue à son poste) pour « renforcer la défense » selon le propriétaire de l’équipe. J’ai pas les mots. Personne ne les a.

Si jamais vous aviez un doute sur l’endroit

Nous récupérons les valises, puis direction notre correspondance. Bah oui hein ! Vous pensez bien qu’on ne va pas se palucher tous les blaireaux de France attirés par les palmiers ! Nous patienterons donc 3h dans les coursives de l’aéroport de Los Angeles.
15h, délivrance ! Nous voici enfin dans l’avion pour Las Vegas. Un saut de puce de 50 minutes qui sera pour le moins mouvementé. Le fort vent nous fera décoller en retard. Notre pilote nous expliquera que c’est à « cause » d’un Airbus A380 qui doit se poser en priorité afin d’éviter une potentielle dégradation des conditions météo.

Puis enfin, nous décollons direction Hawaï. Avant de faire un virage à 180° pour partir à l’opposé vers Las Vegas. Le temps s’étant un peu dégagé, on pouvait apercevoir depuis l’avion la côte près de Malibu et les collines ravagées par les incendies du début d’année, ainsi que des lieux emblématiques de Los Angeles comme le Santa Monica Pier, Venice Beach, Beverly Hills et Century City. Encore fallait-il savoir où regarder.

Le reste du vol sera une formalité jusqu’à la descente sur Vegas où ça secouera pas mal. Ce qui est drôle à Las Vegas, c’est qu’on voit tous les célèbres casinos depuis l’aéroport, car ces derniers sont littéralement de l’autre côté de la rue. Rien que ça, c’est n’importe quoi. Puisque nous sommes dans le n’importe quoi, on parle des machines à sous en plein milieu de l’aéroport ?

‘Meurika!

Enfin, dernière épreuve du jour : récupérer la voiture de location. Pour cela, une fois les valises récupérées, il faut prendre un bus qui vous amène à plusieurs kilomètres de l’aéroport dans un bâtiment dédié. Je passe sur le crétin qui a cru que je lui passais devant en attendant le bus et qui s’est mis à balancer des vacheries dans mon dos en voyant que nous n’étions pas du coin. Au bout d’un moment, je me suis juste retourné et l’ai regardé avec un air qui devait dire « mec, je comprends tout ce que tu dis ». D’un coup, il s’est arrêté net.

Welcome to Las Vegas
Welcome to Las Vegas

La voiture donc. Simple, facile, rapide. On remplit les papiers, on monte l’escalator, on montre le reçu au gars en haut de l’escalator. Et là, le gars nous dit : « Vous voyez les voitures garées contre le mur du fond ? Prenez celle que vous voulez. » Une belle rangée de pickups blanc, noir et gris. Aurélie a opté pour le gris.

‘Meurika mobile 2025

Nous avions réservé un Chevrolet Colorado. On nous a donné un Ford F150, théoriquement facturé 200€ de plus. J’avais hésité à prendre le F150 mais le surcoût m’avait calmé. Et bah voila! Bref le F150, c’est gros, c’est plutôt confortable, il y a des rangements partout et je peux vous dire que nous n’avons eu aucun problème pour mettre les valises dedans.

J’ai bien entendu fait mes devoirs sur la voiture. Nous avons un modèle XLT d’une valeur d’environ 50000$, équipé d’un V6 de 2,7L produisant 325 chevaux. Faut bien ça pour déplacer les 2,3 tonnes du machin. HA et le réservoir fait 135 litres. Vous avez bien lu. Ça nous promet théoriquement 1100 kilomètres d’autonomie. Ce qui me semble être raisonnable vu le gabarit de l’engin. Ca se conduit tout seul, il faut juste s’habituer au gabarit. J’ai déjà tenté de me garer en marche arrière l’allée du AirBNB où nous logeons ces prochains jours. Facile. Et en plus, il est tout neuf! A peine 3000km!

Dîner du jour
Dîner du jour

Rions un peu, il pleut et des orages sont prévus demain. Être à Las Vegas et avoir mauvais temps, faut le faire quand même.

Là-dessus je vais me coucher. Ca fait « juste » 26h que je suis éveillé et j’en puis plus.

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