Roadtrip USA 2025 – Jour 12

Aujourd’hui, petite boucle de 200 kilomètres dans le parc de Yellowstone.

Vous avez bien lu, 200 kilomètres. Et demain autre boucle de 200 kilomètres, toujours dans Yellowstone. Et avec ça dites vous que nous n’aurons couvert qu’une petite partie des 9000 km² du parc.

Doucement le matin

Comme il est de coutume, le levé est matinal. Pour la première fois du voyage, nous avons un petit déjeuner digne de ce nom à l’hôtel. Il y a notamment une machine à pancakes digne de la NASA avec un tapis roulant. Bref un truc délirant pour faire des crêpes.
Comme annoncé hier, aujourd’hui, hors de question de faire n’importe quoi en conduisant. Donc nous avons remis la banquette arrière de la voiture en place, Aurélie va conduire et je serai à l’arrière près à passer d’un côté à l’autre en cas de bestiole à prendre en photo.
Pemière bestiole et premier échec. J’ai loupé les loutres en train de batifoler dans le torrent et Aurélie n’a pas trouvé d’endroit pour stopper. Ca commence bien…

Heureusement, quelques kilomètres plus loin elle trouvera à stopper. Non pas pour des loutres mais pour un troupeau de wapitis en train de faire sa vie dans la prairie. Alors que je fais des photos, une dame avec un téléobjectif d’un fort beau gabarit s’approche et me dit « à droite il y a 2 femelles qui se chicanent et le mâle est à gauche là-bas ». Whow merci madame. Ce sera constant durant la journée, tout le monde partage les infos sur ce qu’on regarde et surtout où regarder car parfois, ce n’est pas évident.

Nous repartons en direction de plusieurs zones remplies des multiples de geysers et autres eaux ferrugineuses. Comme il s’agit de l’endroit le plus visité du parc et qu’en plus nous sommes samedi ces endroits dégueulent de monde avec en plus des cars vomissant des hordes de chinois. Ca restera malgré tout relativement gérable.
Pour voir les geysers c’est très simple, il suffit de rester sur le ponton en bois et de marcher en direction de la fumée blanche – en l’occurrence de la vapeur d’eau. Du coup, nous autres porteurs de lunettes passons de grands moments de bonheur car avec la buée sur les carreaux on ne voit plus rien. Sorti de ça c’est très chouette. Aurélie était un peu déçue par l’absence d’odeur d’oeuf pourri typique du souffre et marres de boue qui font « bloup bloup ».

Nous continuons notre petit tour du parc par le sud en direction du lac Yellowstone. La vue sur le lac est superbe, les montagnes au loin et la forêt rendent le tout unique. A ce sujet, je n’ai jamais vu de ma vie une forêt aussi dense. Les arbres sont collés les uns aux autres. Et en plus il y avait de la boue qui fait « bloup bloup ».

Pas trop vite l’après-midi

Nous longeons le lac un bon moment avant d’arriver à une immense plaine. Nous stoppons pour voir d’autres sources chaudes dont une qui a enfin l’odeur d’oeuf pourri tant attendu. Encore une fois c’est très chouette, en contre bas de l’autre côté de la route coule la rivière Yellowstone. C’est en partie ici qu’on trouve ce paysage typique de cette partie des USA avec la rivière, la plaine, la forêt en second plan et les montagnes en fond. Ajoutez aussi quelques pêcheurs à la mouche dans la rivière.

Nous repartons et quelques kilomètres plus loin c’est le début de la foire à la saucisse. Des voitures arrêtées partout – alors qu’il y a des panneaux disant que c’est strictement interdit – et en contre bas dans le virage, un troupeau de bison d’une cinquantaine d’individus. Impossible de se garer proprement. Aurélie avance et trouve finalement une place environ 700 mètres plus loin. Nous reviendrons donc sur nos pas à pied. Les rangers demandent de ne pas s’approcher à moins de 50 mètres des bisons. Comme ces derniers bougent, on se retrouve parfois à moins que ça malgré nous. Bah j’aime autant vous dire qu’un bison de 800kg, même à 20 mètres de distance ça en impose. A 200 mètres sur ma droite, les bisons ont commencé à remonter en direction de la route et donc des voitures. Les gens au lieu de remonter dans leurs voitures et se tirer de là sont restés à filmer. Les animaux étant à moins de 10 mètres d’eux. J’ai pas les mots pour tant d’inconscience.

Retour à la voiture. 3 kilomètres plus loin, un autre troupeau se trouve sur les hauteurs. Circulation à l’arrêt. Un mâle a décidé de traverser la route. Je descends de la voiture pour tenter d’immortaliser ça, le temps que j’arrive à distance correcte pour une photo, il est déjà dans dans la prairie. Tant pis. Nous repartons. Ca roule gentiment jusqu’à un attroupement sur le côté gauche de la route. Des voitures partout et des rangers en train de faire la circulation. Je crois voir un truc en bord de rivière à environ 500/600 mètres de distance.

Ce genre d’attroupement est en général le signe qu’il y a quelque chose à voir

Les rangers font signe de circuler, Aurélie stoppera en sécurité un bon kilomètre plus loin. Elle décide rester à la voiture tandis que je vais rejoindre le groupe de gens. Les rangers font la circulation tout en gardant un oeil sur l’attroupement en bord de route. Ceux qui s’éloignent trop du bord de la route sont rappelés à l’ordre illico. Je demande à un monsieur qui a du matos photo assez sérieux ce que je suis censé chercher du regard. Il pointe du doigt le bord de la rivière et me dit « tu vois la masse marron à droite où la rivière fait un coude? » « oui » « c’est un grizzly ». AH! Pas étonnant que les rangers fassent la police.

Chose amusante, je disais ce matin à Aurélie que j’aimerai bien faire un photo de grizzly en bord de rivière. C’est pas exactement ce que j’avais en tête mais je prends. En revenant à la voiture, j’annonce que c’était un grizzly. Aurélie m’a regardé l’air de dire « ha ouais ».
Sur cette immense satisfaction nous reprenons notre petit périple. Nous nous arrêterons à des chutes d’eaux assez impressionnantes puis je louperai les photos immanquables de wapitis en bord de route.

Ayant repris le volant, le retour vers West Yellowstone se fera sous la pluie et à un train de sénateur avec capitaine tortue devant qui n’a jamais dépassé les 50km/h durant 60 kilomètres alors que c’est limité à 75. Il y avait un chapelet de 40 voitures derrière nous. Un enfer.
De retour à l’hôtel, apéro de champion à la Bud puis pizza.

Pour les photos de demain, j’ai invoqué un aigle royal, un gros chat sauvage (lynx ou cougar je prends) et des loups. On verra si ça marche.

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