Roadtrip USA 2025 – Jour 4
Il est temps de se tirer de cette ville fou et de partir au grand air.
Ca aurait dû être une journée tranquille. Tout avait été scrupuleusement planifié et puis soudain: tout bascule dans l’horreur.
Orage de ses morts
Ce matin, départ de Las Vegas. Je laisse sans aucun regret les routes grasses de la ville qui rendent l’adhérence douteuse. Il fait beau, pas trop chaud (26° à 8h30) et le trafic est OK. Nous décidons de repasser une dernière fois par le Strip histoire de marquer le coup. Ce qui nous permet de voir de les choses sous un jour nouveau – c’est le cas de le dire. Pour le coup, c’est presque plus sympa de jour.
Le trajet jusqu’à l’autoroute nous fera passer devant le magasin de prêteur sur gages vu et revu à la télé. Puis direction l’interstate 15 en direction de Salt Lake City. Ca roule tranquillement. Quelques kilomètres au nord de la ville, nous laissons de côté le Las Vegas Motorspeedway, circuit de NASCAR de la ville. La route jusqu’à la sortie pour le parc de Valley Of Fire (littéralement la vallée du feu) est facile. C’est après que ça se corse. Aurélie, qui a pris le volant, se retrouve aux prises avec une route parfois inondée, parfois pleine terre. La faute aux violents orages de la veille sur le secteur.
Nous arrivons à l’entrée du parc, acquittons le droit d’entrée puis continuons la route vers les différents point d’intérêt. Ici des pétroglyphes, là une arche de pierre. Ensuite direction la visitor center et c’est là que ça tourne mal. Les endroits les plus fameux du parc, qui se trouvent le long d’une route assez sublime sont inaccessibles à cause des orages. La route est bloquée par de la boue et des débris. Ca c’est le genre de choses qu’on aimerait savoir dès l’entrée du parc et pas une fois qu’on a payé plein pot. C’est peu de dire que ça m’a agacé. Et nous apprenons en plus que la route que nous devons prendre pour continuer notre trajet vient juste d’ouvrir. Toujours à cause des orages. Bon… ça aurait pu plus mal se passer. Selon les rangers, ils n’ont pas eu de pluie comme ça depuis 10 ans.






Aurélie reprend le volant sur les routes endommagées, avant de rejoindre de nouveau l’I15. Nous traverserons successivement les frontières de l’Arizona puis de l’Utah avant une pause déjeuner dans un relais routier qui sera le théâtre du premier plein d’essence.
80€ le plein. Ca pique. Mais 95l dans le réservoir. Du coup ça pique beaucoup moins. J’ai fait le calcul vite fait, ça nous fait du 8,7L/100km. Correct vu la taille de l’engin. J’ai tout de même noté que la conso s’est envolée durant nos trajets en ville hier.





Saloperie de Google Maps
Je reprends le volant après déjeuner. Tout se passe tranquillement en direction de Zion National Park jusqu’à ce que Google Maps nous dise « hey j’ai trouvé un trajet plus court ». Ici nous utilisons Google Maps car plus efficace que Waze comme GPS, du moins nous le pensions. Je fais donc confiance à la technologie. Pendant plus d’une heure trente, il nous fera passer par moult petites routes, certes sympathiques mais un peu pénible au bout d’un moment. Puis de retour sur une grosse artère après un court passage en hors piste, je vois un panneau qui me fait comprendre que Google Maps a purement et simplement fait contourner le parc de Zion.
Vous me connaissez, je suis patient et d’un calme olympien. Non en vrai j’ai failli balancer mon téléphone par la fenêtre. Donc le premier parc tronqué et maintenant le second évité? Ha mais non! Il est déjà 16h, il y a encore de la route à faire jusqu’à l’hôtel mais hors de question de ne pas aller voir Zion. Donc au lieu de traverser le parc comme prévu, nous ferons un aller retour dedans. Ca va nous faire arriver un peu tard, d’autant que nous avons avancé dans le temps d’une heure (l’Utah est dans un fuseau horaire différent du Nevada) et pour couronner le tout, le ciel est très très menaçant. Mais faut ce qu’il faut. Et vous savez quoi? Aucun regret.



Non seulement le soleil a daigné se montrer mais le parc est absolument sublime. Chaque virage est un émerveillement. La route serpente dans ce petit canyon et puis plus loin sur le trajet il y a la sortie du tunnel où l’effet « wahou » est à son maximum tant le paysage est absurde. Pas étonnant qu’en plein été, il y ait parfois 2h30 d’attente pour entrer dans le parc. D’autant que les places de stationnement sont rares à proximité des points d’intérêts. Et hors de question de s’arrêter sur le bas côté. Il n’y en a pas. Dans notre malheur, nous avons eu énormément de chance. Le soleil était là, nous avons vu des bouquetins et en plus, nous avons pu nous garer à l’endroit le plus stratégique du parc. Parce que figurez-vous que même un vendredi de septembre en fin d’après midi, il y a du monde En résumé, c’était sublime.



Saint Tropic
Ensuite c’est reparti pour 1h30 de voiture jusqu’à Tropic, notre lieu de résidence du jour. Un trou paumé plein de charme où nous avons trouvé un hôtel très correct. Pour l’anecdote, j’ai réservé 3 fois dans cet hôtel. Explication. Nous avons fait nos résas pour le voyage en janvier. Puis avec l’arrivée de ce bon Donald, nous avons eu l’idée de surveiller les prix des hôtels car les décisions présidentielles ont fait fuir un certain nombre de touristes. Du coup les hôtels ont revu leur prix à la baisse. Donc j’ai annulé et réservé plusieurs fois ici pour économiser de l’argent. Au total sur le voyage, nous avons économiser un peu plus de 400€ en refaisant nos réservations.
Sinon Tropic, c’est le petit bled typique de l’Amérique profonde mais bien connecté au monde grâce / à cause de la présence d’un parc à côté. L’endroit à quand même du charme. Les nanas vont faire leurs courses à cheval, le seul resto ouvert après 20h propose un concert de country tous les soirs et des marshmallows à faire griller, tout ça en sirotant une bière hawaïenne au coin du feu. Petit bonheur simple après une journée un peu compliquée.
Pour une fois, je vais me coucher tôt. Demain, direction le parc d’à côté pour des randos. Si la météo le permet parce que c’est vraiment pas gagné.





