Roadtrip USA 2025 – Jour 7
Une journée qui devait être longue s’est trouvée encore plus longue que prévu.
Hier je vous expliquai rapidement que le Motel 6 où nous logions était l’équivalent d’un hôtel Première Classe en France. Ici il y a le bonus mur en papier. Vous allez comprendre.
L’empaffé d’à côté
Il faut savoir que Page se trouve dans une zone de l’Arizona qui n’applique pas l’heure d’été. Parce qu’avoir un pays sur 4 fuseaux horaires n’était pas suffisant, fallait aussi ce genre de singerie en plus. Tout ça pour dire que comme nous avons de la route à faire, je programme mon téléphone pour sonner à 7h.
5h10 du matin, un réveil sonne. Comme personne ne l’arrête, il cesse au bout de 5 minutes. Sur le coup j’imagine que quelqu’un a oublié de déprogrammer son alarme. Chiant mais ça arrive. 5 minutes plus tard, rebelote. Et puis une troisième et une quatrième fois. A la cinquième Aurélie va tambouriner sur la porte de la chambre d’à côté sans aucun effet. Je veux bien qu’on ait le sommeil lourd mais quand même. A la sixième fois, je file à la réception pour expliquer le problème et dire que c’est plus possible. La gentille dame de l’accueil appelle la chambre où l’alarme sonne. Rien. Elle me raccompagne et frappe à la porte rien. Il fallut 5 bonnes minutes pour quelqu’un émerge et vienne ouvrir pour s’entendre dire qu’il faut couper cette foutue alarme. 5h40 du matin, fin de la blague.
Impossible pour moi de me lever, je me recouche. Aurélie flâne sur son téléphone. J’émerge finalement vers 7h00. Du coup nous nous préparons à partir. Malgré ce sommeil supplémentaire, je me sens quand même dans le gaz. Et puis il y a cette phrase que la dame de la réception m’ dite un peu plus tôt comme quoi les téléphones ont du mal à se mettre à jour à cause de cette histoire d’heure d’été. Dans le doute je vais demander l’heure à la réception. « Il est 6h24 ». Et là je comprends qu’en fait, tout est décalé d’une heure. Mon foutu téléphone n’a pas changé d’heure et l’alarme de l’autre con a sonné non pas à 5h10 comme je le pensais mais à 4h10. Pas étonnant que je sois dans le pâté. Mais je suis toujours sidéré qu’on n’entende pas un téléphone sonner à 50 cm de sa tête quand tout l’étage en a profité.
En route
Comme je suis à peine opérationnel, Aurélie conduit. Direction la station Shell en sortie de Page. Pas besoin de faire le plein, il a été fait la veille. Ce qui nous intéresse c’est « la vague » dans la pierre similaire à celle d’hier qui se trouve 200 mètres derrière la station. Vous pensiez qu’à 7h du matin, nous serions seul à cet endroit? Nous avons eu 7 minutes pour profiter du lieu. 7, pas une de plus avant que les premiers pleupleux ne débarquent. Je n’ose imaginer en pleine journée. Bref c’est très joli, peut être plus que The New Wave. Ensuite direction la station service pour un petit déjeuner improvisé avant de filer vers Monument Valley à 1h30 de route de là.



Route tranquille jusqu’à l’entrée du parc où la vue a toujours cet effet « whaou ». Clairement le meilleur point de vue est celui où a été construit l’hôtel. Mais ce qui fait le piquant du lieu c’est la route panoramique qui parcourt le parc. Route non goudronnée, parfois caillouteuse et limite cassante. Aurélie me passera le volant, visiblement peu amusée par la conduite sur terre. Le tour se fait soit disant en 2 heures. Nous mettrons 2h40 sans avoir eu la sensation de traîner. Mais peu importe, le panorama est tellement dingue que ça vaut le coup en 2 heures ou en 5.




Aussi, nous étions bien contents d’avoir une voiture un peu haute. Certes ça passe avec un SUV mais la hauteur de caisse du F150 a été un avantage. Par contre e contrôle de traction est une daube sans nom. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai senti l’arrière de la voiture partir en travers sans raison.







L’aventure
Sorti de Monument Valley, contrairement à la grande majorité des visiteurs qui repart vers le sud pour repiqué vers le Grand Canyon, nous allons vers le nord. Direction la ville de Moab. Mais avant cela quelques arrêts. Le premier est un endroit rendu célèbre par le film Forrest Gump et plus précisément l’endroit où il arrête de courir. Ceux qui ont vu le film comprendront. Quoiqu’il en soit la vue est superbe. Si on oublie les demeurés qui posent au milieu de la route sans tenir compte du trafic.
En suite direction le parc de Goosenecks. C’est petit, c’est paumé et c’est très très joli. En gros, c’est comme Hoseshoe Bend hier mais en triple. 3 coudes de rivière qui s’enchaînent avec très loin au fond à l’horizon Monument Valley. Je suis tombé là-dessus accidentellement en cherchant de quoi occuper le trajet entre Monument Valley et Moab.



Pareil pour ce qui suit, le hasard et Instagram (encore une fois). Après Goosenecks, nous partons vers Moki Dugway. Il s’agit d’un point de vue auquel on accède par un chemin de gravier qui grimpe à flan de falaise. C’est raide, étroit et on est parfois très proche du bord. Genre très proche. Mais alors quelle vue de fou! On domine un lieu nommé Valley Of The Gods. Une sorte de Monument Valley en modèle réduit si vous voulez. C’est absolument divin et pas encore trop connu / fréquenté. Cela dit comme le chemin est en train d’être goudronné, nulle doute que ça va être la foire d’ici peu.



Après une redescente prudente, au lieu d’aller prendre la route 191 qui mène à Moab, que faisons-nous? Nous prenons la piste de terre de 27 kilomètres qui traverse Valley Of The Gods pardi! C’est soit disant praticable avec n’importe quel type de voiture. Soyons clair, un SUV passe mais va racler le sol plus d’une fois. Notre F150 a touché. Aussi, 2 roues motrice c’est bien, 4 c’est mieux. Encore une fois le contrôle de traction a fait des siennes. Bref ça passe mais c’est très demandeur niveau concentration. Dans certaines pentes, je ne voyais que le ciel et ne savais pas où j’allais. A l’inverse, dans une ou deux descentes, j’ai fait mon maximum pour ne pas bloquer les roues et finir dans le tas. Crevant mais alors on est plus que récompensé par la vue. On y croise quelques furieux qui sont venus là avec leurs énormes caravanes tractées par de tout aussi énormes pickups Étant donné la vue, pas moi qui vais leur jeter la pierre.



Nous sortons de là au bout d’1h30 avec encore 1h40 de route à faire jusqu’à Moab. C’était un peu long, parfois chiant et le réveil trop matinal n’a pas aidé. D’autant que nous n’avons quasi pas mangé ce matin et rien ce midi puisqu’au milieu du désert. Aurélie, toujours le nez creux pour les restos, en a trouvé qui fait des burgers de bison. Accompagné de la meilleure bière du monde (la Big Wave découverte à Hawaii en 2016), le repas a été expédié rapido. Très bon.
Heureusement les prochains jours se passeront aux alentours de Moab. Pas pour ça qu’il y aura grasse matinée cela dit. Demain, tout le monde sur le pont à 7h pour ne pas louper notre créneau.





