Roadtrip Texas – Jour 11
Journée extrêmement remplie aujourd’hui avec une petite boucle Arlington – Dallas – Fort Worth pas piqué des hannetons.
En effet vous allez voir qu’au Texas, même quand c’est à côté, c’est loin. Ce petit tour fait 144 kilomètres. Ouais, rien que ça. Mais ça valait le coup.
Un peu d’histoire
Après un petit déjeuner au concept qui nous a laissé circonspect dans notre hôtel de bobos, nous filons vers Dallas. La ville est célèbre pour quoi? La série du même nom et aussi parce qu’un président y a été assassiné. C’est cet événement qui nous amène dans un centre ville sans grand intérêt comme c’est souvent le cas dans les grandes villes américaines. Nous tâchons de garer la voiture plus ou moins à l’ombre (il fait déjà 35°) dans un parking hors de prix. Comme nous en sommes en avance pour notre créneau de visite, nous faisons un petit tour des alentours pour voir. L’intérêt étant des plus limités nous reviendrons vers le musée.








The Six Floor Museum, le musée du sixième étage, en référence à l’endroit depuis lequel Lee Harvey Oswald a tiré John F. Kennedy. En gros le musée retrace la journée du le 22 novembre 1963. De la descente de l’avion présidentiel de JFK jusqu’à ce qu’on lui tire dessus. C’est détaillé et très bien illustré. Le musée ne fait pas non plus l’économie de parler de l’enquête qui s’en est suivie et des incohérences relevées par les différentes commissions d’enquête et des choix parfois discutables qui ont été fait concernant certaines preuves. Comme l’a relevé Aurélie, JFK est présenté sous son meilleur jour, celui du président progressiste et moderne devenu martyr/héro d’une nation. Pas sous son aspect de va-t-en guerre coureur de jupon.







Sortant de là, nous filons chez Gas Monkey Garage. Sans doute le plus célèbre garage de Dallas suite au programme télé qui a fait sa gloire. Sur place, pas grand chose à voir hormis une boutique de produits dérivés aux tarifs qui montrent que le patron sait y faire en business.
Passons sur ces incroyables français (je parle en général) qui se sentent obliger de se faire remarquer ou de venir vous parlez parce qu’ils entendent que vous parlez la même langue. C’est arrivé 3 fois rien qu’aujourd’hui. On se tire à des milliers de kilomètres justement ne pas vous avoir dans les pattes donc FOUTEZ-NOUS LA PAIX!
Là-dessus nous quittons les lieux sous un petit 37° très humide qui nous procure beaucoup de bonheur.






Comme l’avait prédit Aurélie, le pneu de la voiture a de nouveau perdu en pression. Le fait de l’avoir sur-gonflé hier devrait nous permettre de finir le voyage sans avoir à y revenir. D’autant qu’il ne reste plus trop de route à couvrir, le cumul devrait tourner autour de 560 kilomètres entre demain et après demain.
Howdy!
Direction Fort Worth et le Stockyard. Centre historique de la ville où avait lieu à l’époque de la conquête de l’Ouest les échanges de bétail. Aujourd’hui c’est un quartier qui joue à fond la carte du cowboy et du délire western. Il y a donc moult bars (je devrais dire saloon) et une infinité de boutiques de souvenirs parfois rigolo parfois d’un goût assez douteux. On peut aussi faire un tour de diligence ou bien monter sur une « longhorn », ces vaches typiques du Texas aux cornes gigantesques.










Après avoir fait le tour des lieux et être passé devant le bar qui servait de décor à la série Walker Texas Ranger (souvenez-vous), nous faisons une pause déjeuner devant des salades au format texan, donc énorme, en attendant la parade des vaches au milieu de la rue principale. Ca a lieu tous les jours, 2 fois par jour. Encadrez par quelques cavaliers, une vingtaine de longhorns remonte la rue principale devant une foule positionnée bien en avance et qui brave la chaleur. Comme c’est presque toujours le cas aux USA, tout pour le show donc c’est bien fait, bien encadré et on en prend plein les yeux.








Une fois les vaches retournées dans leur enclos, l’attente commence. Pause bière dans un bar et pour être un peu frais. Puis nous referons un tour de boutiques de souvenirs quand enfin l’heure attendue arrive: l’ouverture du des portes du Coliseum – qui n’est autre que l’arène de rodéo. Mais pas n’importe laquelle, selon le speaker de la salle, c’est ici que c’est tenu le premier rodéo de l’histoire et aussi qu’a eu lieu le premier rodéo retransmis à la télévision. Le reste je n’ai pas retenu parce qu’entre l’écho dans la salle et la musique qui gueule, nous sommes ressorti de là avec la tête à l’envers.
Deux heures durant, nous verrons se succéder des furieux chevauchant des taureaux, d’autres à peine moins atteints qui tenteront sur rester sur des chevaux qui ne sont visiblement pas de cet avis, des cowgirls qui tenteront (sans succès hélas) d’attraper des veaux au lasso, tout ça bien sur après la traditionnelle prière et l’hymne parce que c’est l’Amérique bordel! Le plus grand pays du monde! C’est pas moi qui le dit hein! C’est que nous avons entendu ce soir. Comme des images qui bougent valent mieux qu’un long discours, voici en partie ce que nous avons vu ce soir.





A noter qu’à partir de demain, nous serons chez des amis donc il y aura probablement moins de choses à raconter 🙂
