Roadtrip USA 2025 – Jour 13

Deuxième et dernier jour à Yellowstone avant le retour à la civilisation.

Hier nous avons fait la boucle sud de la partie principale du parc. Aujourd’hui nous avons fait la boucle nord.

Bison du matin

Figurez-vous que mi-septembre à Yellowstone il fait déjà -2° le matin. En effet d’ici 3 semaines, 4 maximum, il va commencer à neiger et la plupart des routes que nous allons emprunter aujourd’hui seront fermées jusqu’en mai. Donc autant en profiter autant que possible. Par chance j’ai garé la voiture avec le pare-brise face au soleil levant, donc pas besoin de dégivrer ce dernier. D’autres n’ont pas eu cette chance.

Le même que le notre en version 4×4.
Lui va devoir gratter.

Aurélie prend le volant pour la matinée. A peine 10 kilomètres dans le parc qu’il y a déjà un ralentissement. Comme nous sommes dimanche, il y a beaucoup de monde. Je n’ose imaginer ce que ça peut être en plein été. Cela dit, la présence de rangers sur le bas côté indique qu’il doit y avoir une bête à proximité. Bingo! 100 mètres plus loin, un bison a décidé de faire la circulation.

Une trentaine de kilomètres plus loin se trouve notre premier arrêt du jour. Une vaste étendue de geysers et autres marres à la couleur chatoyante mais donc le contact est fortement déconseillé. D’une parce que l’eau boue en sortant du sol. De deux parce qu’elle est pleine de métaux lourds type arsenic. Le tour complet de la zone prendra une bonne heure. Ce sera aussi la première fois que nous croiserons les pires touristes de la planète: les chinois. Si les français sont les plus bêtes, la palme de l’incorrection, irrespect revient aux chinois. Mais je digresse.

Retour sur la route. Les 50 minutes suivantes seront tranquilles jusqu’au passage d’un col à plus de 2700 mètres d’altitude. Soudain, la circulation ralentie. Nous sommes à l’arrêt, il y a du monde sur le bas côté qui regarde dans une seule et unique direction, des rangers font la circulation car entre les piétions qui font n’importe quoi, les voitures garées alors qu’il n’y a pas de places et le trafic… pour dire les choses simplement c’est le bordel. Depuis la voiture je regarde dans la même direction que tout le monde tandis qu’Aurélie se concentre sur sa conduite. A vitesse réduite certes mais ce serait dommage de percuter quelqu’un ou la voiture de devant. Et soudain je le vois. Je lui dis « regardes à droite sur la butte entre les arbres! ». Elle profite que nous soyons arrêtés pour tourner la tête et voir un grizzly en train de faire sa vie à environ 400 mètres. Comme il est impossible de stopper et que nous avons vu ce qu’il y avait à voir nous continuons jusqu’à l’arrêt suivant.

Ours du midi

Cet arrêt est une chute d’eau. Sur le papier ça a l’air très sympa. Factuellement c’est bien sans plus. Du coup nous nous posons la question de savoir si nous nous aventurons dans Lamar Valley. Comme son nom l’indique c’est une vallée qui se trouve à l’est du parc. A l’opposé d’où nous allons mais c’est un endroit où l’on peut voir beaucoup d’animaux. Comme nous avons le temps, nous décidons de nous y aventurer un peu. Moins de 3 kilomètres après notre entrée dans la vallée, nouveau ralentissement. Un troupeau de bisons prend le soleil en bord de route.

Plus loin dans la vallée, nouvelle rencontre avec un troupeau de bisons. Ils sont VRAIMENT tout près. Comme j’ai repris le volant, Aurélie peut à loisir profiter du spectacle de ces grosses vaches qui sont à moins de 10 mètres de la voiture. 2 kilomètres plus loin, rebelote. Des bisons de tous les côtés. Dingue.
Nous atteignons finalement le point que nous avions défini comme celui où nous ferions demi tour. Nous savons que nous allons recroiser les bisons et décidons donc de ne pas stopper pour les photos. Sauf que les bisons en ont décidé autrement et traversent la route, bloquant le trafic. C’est là qu’Aurélie me dit de regarder sur la droite de la voiture. Sur une butte à 200 mètres du bord, des antilopes de Virginie profitent que toute l’attention soit sur les bisons pour manger tranquillement. Du coup je me gare et descends tenter quelques photos. Aurélie me fait vite signe de revenir car de l’autre coté de la route, un autre groupe de bisons arrivent et comme je n’ai pas vraiment envie de me trouver nez à mufle avec un bestiaux de 800kg, je rembarque vite fait. A raison car quelques secondes plus tard les bisons passent juste derrière notre voiture en traversant la route.

Nous ressortons finalement de la vallée content de notre détour. 10 kilomètres plus loin, dans un endroit infernal, un virage sans bas côté, des voitures sont garées et il y a des gens partout. Je baisse la vitre pour écouter ce qui se dit. Un ours noir se promène un peu plus haut dans le bois. Impossible de le voir et de stopper. Trop dangereux. Cela dit les indiens dans la voiture derrière nous n’ont eu aucun scrupule à planter le bagnole en plein milieu de la route pour aller faire des photos. De temps en temps je me demande pourquoi j’ai tant de principes dans ce monde où plus personne n’en a rien à foutre de rien.

Bison du soir

Le reste du trajet jusqu’à Mammoth Hot Springs est une formalité. En voyant le monde et les parkings blindés, je dis à Aurélie que notre chance pour trouver une place va peut-être tourner. En effet depuis le début du voyage, bien que j’ai mentionné à plusieurs reprises qu’il était parfois compliqué de se garer, nous avons toujours trouvé facilement. Et bien devinez quoi… ce fut encore le cas. Une place à l’ombre de surcroît. Oui parce que si il faisait -2 ce matin, maintenant il fait 21.
Mammoth Hot Springs donc. Littéralement, les sources d’eau chaudes du mammouth. Pour le mammouth on repassera et pour les sources aussi. Ce sont surtout des amas de calcaires et quelques marres d’eau chaude. Cela dit l’endroit est joli et offre de beaux panoramas sur les vallées alentours. Dommage que ça pullule de chinois mal élevés (ceux qui comme par hasard étaient à notre hôtel). Les voir passer à des endroits où il écrit que c’est interdit / dangereux m’a donné envie de faire le collabo et d’aller les balancer aux rangers. Rangers qui patrouillent d’ailleurs beaucoup dans le secteur. Nous avons vu des gens se faire sévèrement rappeler à l’ordre.

Là-dessus nous repartons pour ce qui est selon moi, la plus belle portion de route du parc. Non seulement est très agréable à rouler mais elle passe aussi en revue tous les paysages du parc. Cette portion de 34 kilomètres est à tomber par terre. Il y a tout. La haute montagne, la prairie, les torrents, les forêts, les sources chaudes, les bisons en travers de la route, les rangers qui débarquent avec les lumières pour dégager les bisons. TOUT je vous dis.

Enfin pour le dernier stop du jour, Aurélie a repéré un endroit où elle espère enfin voir de la boue qui fait « bloup bloup ». Comprendre la boue chaude qui fait des bulles et explose en gerbe. Dans un recoin à 1 kilomètre de la route suivi d’un kilomètre de marche en pleine forêt, elle trouve enfin son bonheur. Ca ne rend rien en photo mais c’est rigolo. Ce sera aussi l’occasion de voir plein d’oiseaux.

Enfin ce soir, retour à West Yellowstone pour une dernière nuit en montagne. Repas à la brasserie locale qui propose une variété de bière maison. J’ai testé une bière à la mandarine. Pas convaincu plus que ça. Enfin c’était surtout l’occasion de suivre le match entre les Yankees de New-York et les Red Sox de Boston. C’est au baseball ce que PSG – OM est au foot chez nous. Deux équipes qui se détestent cordialement et perdre chez l’adversaire fait mauvais genre. New-York a perdu 6-4 à Boston.

Demain départ vers le sud et Salt Lake City. Environ 400 kilomètres sont au programme et devraient être vite fait car nous avons décidé de prendre l’autoroute. Nous verrons ce que nous ferons du reste de la journée.

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