Ça, c’est décidé dans la nuit de dimanche à lundi, autour d’une heure du matin, pour un départ le mardi.
Donc voilà, je suis parti sur un coup de tête. Pourquoi ? Bah, pourquoi pas, en fait.
Le voyage aller
Rien à signaler sur le RER malgré une journée de grève – incroyable.
35 minutes pour enregistrer une valise – n’oubliez pas, vous faites tout vous-même, mais vous payez plus cher.
Passer la douane : re-35 minutes parce que vous savez que les Français sont moins bien traités chez eux que les autres. Donc, il y a 5 portiques pour les passeports français et 25 pour les autres.
Contrôle du bagage cabine : panique parce qu’il y a une flaque d’eau dans la file d’attente, donc on ferme tout. Résultat : un détour par les backstages de Roissy d’une durée de 15 minutes qui en aura fait gagner 45, parce que le petit groupe qui a eu « le bénéfice » du détour a eu un traitement de faveur.
Roissy, meilleur aéroport d’Europe, ne l’oubliez pas.
J’ai ensuite passé 13 h à côté de Pedro (il est espagnol donc, par défaut : Pedro), qui a gesticulé tout du long. Et derrière, madame Chombier, qui faisait de la varappe sur mon dossier. Mais l’équipage était cool. Le steward a bien compris ce qui se passait autour de moi et m’a fait des kirs royaux bien chargés, en espérant secrètement que ça me ferait dormir. Histoire d’apaiser le truc. Raté. Je ne dors jamais en avion. Même à 1,5 gramme.
Les films :
– Avatar 3 : comme le 2, mais avec des flammes
– Le film Bob l’éponge de 2025 : du génie
– The Mandalorian and Grogu : c’est Star Wars, mais c’est pas Star Wars
– Tenet : toujours aussi incroyable
Et un autre que j’ai oublié, c’est donc que ça devait être médiocre.
Arrivée tranquille avec 35 minutes d’avance.
Tout va bien jusqu’à la douane. La douanière me dit : « Si vous le voulez bien, on va ouvrir votre valise. » Du coup, j’ai le droit de dire non ou c’est purement rhétorique ? Bref, c’était plus drôle qu’autre chose parce qu’ils s’excusent 20 fois par seconde de faire leur job.
Dehors, c’est grand soleil, 26 °C et un peu d’humidité dans l’air.
La journée
Le trajet en train jusqu’à la gare de Namba se fera en bonne compagnie. La personne avec laquelle j’ai discuté m’a filé son contact et m’a dit que si je passais dans une certaine ville ce week-end, elle pourrait peut-être arranger un truc très sympa. Vendu comme ça, c’est un plan cul, mais c’est pas ce que vous « croivez ».
Mission un : l’hôtel. Bah, c’est le Japon, donc t’arrives, on te fait faire ton check-in sur un écran. Ça prend 5 minutes. Ensuite, on te dit que la chambre sera prête à 15 h. OK. On te prend ta valise et on te dit qu’il y a du café à volonté dans le hall. Maintenant, va faire ta vie.
Comme je suis parti à l’arrache, je fais donc tout contre nature : c’est-à-dire sans plan d’action.
Le premier stop fut le 7Eleven, comme il se doit, pour un repas frugal mais nécessaire avec le combo gagnant : onigiri, melonpan, CC Lemon.
Ensuite, je suis parti errer du côté de la gare d’Umeda. Le quartier est très moderne, avec plein de tours en verre et beaucoup de travaux.



Je suis allé voir le fameux Umeda Sky Building, à l’architecture bien caractéristique. Comme c’est un bâtiment de 43 étages, je suis bien entendu sur une de mes Némésis : l’ascenseur extérieur en verre et l’escalator suspendu au-dessus du vide. Manquait plus que le sol en verre et il fallait m’hélitreuiller. Mais la vue était sympa.




Retour vers la gare d’Umeda, où j’avais repéré des magasins Pokémon et Nintendo. Aller là-dedans permet de vraiment réfléchir à ses choix de vie. D’un côté, le magasin Nintendo avec un événement lié au jeu Animal Crossing où les gens PAYAIENT pour avoir le droit de claquer du pognon pour avoir un truc aléatoire parmi un set de 5 – ça mettait déjà la barre haut. Mais alors, le magasin Pokémon, c’était le zoo. Tu m’étonnes que les locaux pètent les plombs avec les touristes.
Et là, c’est le drame
Retour à l’hôtel pour enfin prendre possession de la chambre. Douche et on y retourne parce qu’il n’est que 17 h. Retour du côté de Namba pour répondre à une commande passée depuis la Belgique (commande traitée). Namba vers 18 h, c’est l’antichambre de l’enfer niveau touristes. Je n’y remets plus les pieds.
Je remonte une grande avenue pour prendre le métro et retourner vers Umeda, car j’ai un plan pour finir la soirée.
En chemin, je tombe par le plus grand des hasards sur les concessions Ferrari, Lamborghini et McLaren. Je n’avais pas vu qu’elles étaient en fait à 5 minutes de l’hôtel. Et là, au feu, une splendide italienne débarque. Je regarde son conducteur en lui demandant si je peux prendre la voiture en photo. Il dit « OK ». J’ai fait ma photo et dit merci (toujours par gestes interposés). Et là, il me montre le feu et me fait comprendre qu’il va mettre le pied dedans dès que ce sera vert.
Le V12 de Lambo qui hurle au démarrage… Fin de la digression.



Le plan pour la soirée, c’est de trouver la taverne Pachimon Wars, qui est en fait un bar dédié à Star Wars. L’idée est de dîner sur le chemin et d’aller finir là-bas ensuite.
Je trouve un resto, je me pose, le serveur me met dans un coin. OK, donc j’ai pas droit aux honneurs du comptoir face au cuistot. Je suis littéralement derrière la porte d’entrée. Soit, mais pour 10 euros, bière comprise, j’ai mangé comme un sac.
Je trouve finalement le bar, non sans avoir failli me perdre en chemin à la suite d’un appel de mon facétieux neveu. Soyons clairs, ce bar, si vous y êtes, c’est parce que vous aviez vraiment envie d’y aller. C’est dans une ruelle qui est dans une ruelle qui est dans une ruelle. On met 15 personnes max dedans, mais l’ambiance est géniale. Le patron est à fond et a des anecdotes infinies. Il y a une collection invraisemblable de faux jouets Star Wars sortis uniquement au Japon dans les années 80.
Les toilettes valent une visite à elles seules. Mais le clou de la collection, c’est une affiche japonaise originale de 1977 signée par Ralph McQuarrie. J’ai frôlé l’AVC en voyant ça. Moralité, ça discute, ça enchaîne les verres et ça sort de là dans un état de sobriété fortement dégradé.






Du coup, qu’est-ce qui peut mal se passer quand il faut prendre le métro pour retourner à l’hôtel ? C’est vrai quoi, être réveillé depuis 40 h, avoir marché 22 km en ayant atterri à 9 h 30 le matin, à quel moment ça peut foirer ? Ben, ça foire au moment où tu vas prendre la ligne bleue, que tu vois un train à quai et que tu montes dedans. Et c’est une fois qu’il est parti que tu vois que c’est un express pour tout sauf le bon endroit.
Je descends donc dès qu’il s’arrête enfin. Je regarde où je suis… Donc, si je prends la ligne rose puis la ligne verte, normalement, c’est bon. Là, une bonne âme, me voyant en galère, me met dans la bonne direction. Sauvé ! Sauf qu’une fois à destination, bibi, dans un élan de génie, se trompe de sortie et marche 10 minutes dans la mauvaise direction.
Tout ça pour dire que j’ai mis 55 minutes pour rentrer à l’hôtel au lieu de 25.

