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14 octobre 2026

Japon improvisé – Jour 10

Le plus gros pour terminer.

La fin se rapproche puisque Tokyo est l’étape finale.

Le tour du propriétaire

Avant de partir, je retrouve Flavie pour une dernière singerie sur un banc.

Ensuite, direction la gare des shinkansen. Son train part 20 minutes après le mien, mais dans la direction opposée. Aussi opposée que nos destinations. Elle, le milieu de nulle part. Moi, la grande ville. En à peine 40 minutes, je suis à Tokyo.

De fait, le contraste avec Odawara est saisissant. Sorti de la gare, monde infini et tours en verre. Le temps de traverser la gare pour découvrir qu’elle renferme toutes les boutiques nécessaires pour siphonner le portefeuille des touristes. Boutiques Pokémon, Dragon Ball, One Piece et j’en passe. Je sors de là vite fait et pars à pied vers l’hôtel. Malgré la valise, ce n’est pas si loin.

Comme je suis en avance pour le check-in, je vais faire un tour. Jimbocho est le quartier des libraires. Il y a plein de devantures sympas et étonnamment pas trop de touristes. C’est vrai que lire en 2026, c’est surfait.

Je me dirige vers une boutique que j’avais repérée tant le concept m’avait paru typiquement japonais.

Au 5e étage d’une librairie se trouve une boutique dédiée aux trains. On y trouve de tout. Des posters, affiches, authentiques panneaux de gare, documentations techniques, produits dérivés et même des DVD de trajets filmés. Marrant.

Ayant j’ai encore du temps à tuer, je vais vers le Tokyo Dome. C’est un immense stade couvert qui abrite l’équipe de baseball locale, mais aussi parfois des concerts. Bien entendu, moi qui me pointe avec la casquette de l’équipe d’Osaka, on me juge beaucoup. Pas grave. Là-dessus, je retourne à l’hôtel. Là, je découvre que j’ai fait une connerie en réservant. J’ai pris une chambre avec salle de bain partagée. Tant pis pour moi. De fait, la chambre est ridiculement petite.
Mais bon, trouver une piaule à ce prix dans l’hypercentre pour un voyage fait à l’arrache… ça fera l’affaire.

Vérifier les fondamentaux

Une fois installé, je repars en vadrouille. Direction Akihabara. J’y vais à pied. Je passe par le quartier des vendeurs de guitares. J’envoie une vidéo à mes petits gratteux qui ont fait une crise d’hyperventilation en voyant les magasins. Quelques photos de trains plus tard, j’arrive à Akiba. Et là, c’est le drame.

Parce que le quartier est devenu exactement ce que je craignais : un immense attrape-gogos. OK, il reste quelques petites boutiques typiques de ce qui a fait la renommée du quartier. Mais tout le reste n’est plus que magasins de figurines, TCG et autres gacha. Et les touristes sont contents.

Histoire de me faire mal jusqu’au bout, je vais chez Super Potato. Fut un temps, ce magasin était la Mecque du rétro gaming. Maintenant, c’est de la merde. Le stock est quasi inexistant et les prix donnent envie de violenter des chatons. Et les gens s’extasient encore.

Je quitte les lieux pour aller vers Ginza. À pied encore. Puis mes pieds me font sentir que c’est une mauvaise idée et que je devrais mettre à contribution la carte de transport donnée par mon Qatari à Nagoya. Je saute dans le métro pour ressortir plus loin au milieu des boutiques de luxe. C’était vraiment histoire de (re)voir le coin. Je descends l’avenue au milieu de la foule et, comme ça finit par très vite me gonfler, j’accélère en direction de Hamamatsucho.
Il y a théoriquement un spot photo sympa sur la Tokyo Tower.

Je craignais pour l’accès, mais c’est en fait très simple. Comme j’y suis autour de 16 h 30, la lumière commence à baisser et c’est assez sympa. Je décide de me rapprocher de la tour et reviendrai là quand il fera nuit.

Comme prévu, les alentours de la Tokyo Tower sont noirs de monde. Je fais ma petite vie, non sans juger les gens qui font la queue pour un spot photo très à la mode sur Instagram. Dites, les gens, ça ne vous emmerde pas d’avoir la même photo que tout le monde ?

Comme il fait désormais nuit, je repars au spot photo précédent. Je fais quelques photos et là, je sens que j’en ai plein les bottes. Donc, métro, direction le quartier de l’hôtel pour trouver à dîner. Je tombe sur un Sukiya, une chaîne de restos de curry bon marché. Pour ce soir, ça fera l’affaire.

Ensuite, je rentre. Il est 20 h, je suis cuit. 24 km aujourd’hui. Demain, Dieu sait combien.

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