Journée très, très, très longue.
J’avais mis le réveil à 7 h 30 parce que le programme du jour était chargé. À 6 h 30, j’aurais pu tenir une conférence.
Pôtit chôt
7 h 00, j’arrive comme une fleur au petit déjeuner. Si on peut appeler ça comme ça. On est plus sur une blague qu’autre chose. Au moins, ça ne m’a pas pris trop de temps. 7 h 30, je suis dans le métro en direction de la banlieue de Tokyo, en route pour le Gotoku-ji. Selon la légende, c’est là qu’est né le maneki-neko, le chat porte-bonheur.
Comme le temple a l’air d’être « instagrammable » et vu le monde en ville, quelque chose me dit qu’il vaut mieux y être tôt. J’ai environ 1 h de trajet. 45 minutes de métro, puis 15 minutes de tram. Normalement, sur la ligne de tram, il y en a un avec des chats partout. Sauf que, comme nous sommes sur un week-end de trois jours ici (le lundi est férié), ils ont préféré mettre les trams avec la plus grande capacité. Pas de tram chat 🙁
Je pense qu’avant les « rézo sossio », personne n’aurait su que ce temple existait, vu l’endroit où il est planqué. 8 h 30, je suis dans la place et je ne suis pas le premier. L’affluence est raisonnable.
Quant au temple, il est très chouette. Surtout son jardin avec sa pagode et ses arbres taillés. Bien entendu, ce sont les étagères remplies de statues de chats qui attirent tout le monde. Marrant de voir des photos de chat au milieu des statues de chats. D’ailleurs, j’en ai mis une pour Tama.










Voyant le monde arriver, je décide de plier bagage et de partir vers Meguro. Le coin est très populaire à la floraison des cerisiers, car ils bordent le canal. En cette saison, c’est juste un endroit tranquille pour se promener.
De là, je remonterai à pied vers Shibuya et là, ça ne va pas être la même histoire. Déjà, tout le quartier est en travaux. Et pas des petits. Des grues partout, des rues fermées et le fameux passage piéton qui est encore plus le zoo qu’avant, avec les gens qui font n’importe quoi. Au hasard, courir au milieu du croisement quand c’est aux piétons de passer, s’allonger au milieu de la route pour une photo.








De là, je pars à l’aventure vers le Nintendo Store. Encore une riche idée. Je ne parle pas du Pokémon Center de l’autre côté de l’allée. La foule me rendant zinzin, je file chez ESP pour voir les guitares. Je pense qu’un jour, je vais finir par acheter une Arrow. Non pas pour en jouer, mais pour l’avoir en déco, tellement cette guitare est sublime. Puis ensuite, je remonte vers Harajuku pour trouver encore plus de monde. Comme si c’était possible. Ça grouillait littéralement.






Du monde partout, tout le temps
Là-dessus, je saute dans le métro pour Ikebukuro. Sait-on jamais. Ce sera peut-être plus calme. Bien sûr que non. Bon ben, maintenant que je suis là, autant aller voir le Pokémon Mega Center. C’est mon cinquième Pokémon Center depuis le début du voyage. Pour l’instant, Osaka tenait le pompon en termes de bordel. Ici, c’est une autre dimension. Comme le nom l’indique, celui-ci est absolument gigantesque.
Il y a une zone dédiée au TCG, une autre à Pokémon Go (avec en plus un event de chasse), un café et, bien entendu, le Pokémon Center lui-même. Tenez-vous bien. D’un côté, 50 mètres de queue pour rentrer dans le Pokémon Center. De l’autre, le double pour acheter des cartes Pokémon. Et ils obligent chaque acheteur à consentir à la reconnaissance faciale pour éviter les achats en masse. Je ne sais pas si on se rend compte du délire pour des bouts de carton.




Au point où j’en suis niveau foule, je reprends mon plan et retourne vers Shinjuku. Pour mémoire, Shinjuku est la plus grande gare du monde en termes d’affluence voyageurs. Là aussi, il y a d’importants travaux tout autour de la gare. Cela dit, je me souviens à peu près d’où il faut sortir pour aller à des endroits bien précis. Là, je veux aller voir l’écran géant avec le chat. C’est marrant, mais moins impressionnant que celui de Séoul.




Mon objectif suivant est de l’autre côté de la gare. Donc, je dois TOUT retraverser — et je vous jure que c’est grand — pour aller vers le bâtiment de l’administration de la région de Tokyo. Qu’on surnomme « la mairie », parce que comme ça, au moins, tout le monde comprend de quoi on parle. L’idée est de se poser côté est et d’attendre les différents sons et lumières qui sont projetés sur la façade.
Il est 17 h, la première projection est à 18 h, les Pokémon (oui, encore) à 18 h 30 et Godzilla à 19 h. Étant là tôt, j’ai une bonne place. Surtout, je suis assis. Très vite, les places deviennent chères.
Les projections durent environ un quart d’heure et il y en a toutes les 30 minutes jusqu’à relativement tard. C’est très bien fait, souvent très réussi visuellement. Il y en a une ou deux que j’ai moins aimées. Notamment Hatsune Miku, où là, j’ai eu envie de m’arracher les tympans au tire-bouchon. Pokémon, c’était sympa. Mais la meilleure est celle retraçant l’historique de Godzilla. Je ne suis pas le seul à le penser, vu la quantité d’applaudissements.



Là-dessus, je plie et repars vers la gare, que je vais retraverser pour aller vers Kabukicho. Le quartier « chaud », avec les bars à hôtesses, les rabatteurs et les propositions pas très nettes qui vont avec. Je fais deux ou trois photos, m’éloigne un peu pour dîner, histoire d’éviter le racket tarifaire organisé par tous les restos du coin.



Et puis retour dans le merdier pour finir au Deathmatch In Hell, un des deux bars metal du coin. Le Godz étant très surestimé, j’ai préféré tester celui-ci. Quand j’arrive devant, c’est plein. D’un autre côté, c’est grand comme un chiotte. Mais un samedi soir, rien de surprenant. Finalement, un type sort, voit que j’attends et me pousse dedans avec un grand sourire. Là, je suis accueilli par un Américain qui a décidé que tous les nouveaux arrivants devaient avoir écrit « Slayer » sur le bras.
C’était la connerie du jour. En plus de lui, se trouvent dans le bar une famille de Finlandais. Et moi, je débarque comme une fleur avec mon T-shirt Steelfest. Neuf nouveaux potes dans la seconde. En bref, c’est un joyeux bordel sur fond de films d’horreur et de musique bien trop forte. Vraiment très cool, et le patron est adorable.




Demain, c’est bingo et impro.
Quant à lundi, comme c’est férié et que j’ai déjà explosé mon programme, je ne sais pas ce que je vais faire.
