Japon – Jour 7

Oui ça arrive en retard aujourd’hui mais hier j’étais comment dire… un peu crevé, sans parler du fait que ce matin il fallait prendre le train de bonne heure.

Donc la journée d’hier… elle arrive avec un peu de décalage car hier soir nous sommes tous rentrés tard.
Julie nous a lâché pour aller voir un concert – elle a réussi à se faire inviter au Club Quattro (LA salle de concert de Metal de Tokyo) pour aller voir des groupes américains (évidemment) qui ne passent jamais chez nous. Pour les curieux les groupes en questions sont Warbringer, Municipal Waste et Toxic Holocaust, c’est du thrash. Les amateurs aprécieront. Quant à nous… je vais commencer par le début parce que commencer par la fin ça complique les choses.

Cette journée débute donc comme c’est désormais la coutume pour un réveil aux aurores pour aller prendre le train en direction de Kamakura. Enfin le train, c’est un bien grand mot, disons le TER du coin car Kamakura c’est la grande banlieue de Tokyo. Départ sous un ciel couvert et humide qui ne demande qu’à nous arroser. Ca ne loupera d’ailleurs pas.
A peine arriver à Kita-Kamakura, en gros dès que nous avons eu posé un pied sur le quai, il s’est mis à pleuvoir. La première visite de la journée c’est donc faite sous une pluie d’orage (avec tonnerre et tout). Le Kencho-ji (ou Engaku-ji je ne sais plus par lequel nous avons commencé) est très chouette. Débordant de verdure avec de petites marres où l’on entend des grenouilles, de petits jardins où l’on entend rien à part le bruit de la pluie… et parfois le son du passage à niveau qui se trouve un peu plus bas. La différence avec les temples de Nikko se fait clairement sentir, ici rien d’ostentatoire ou de surenchère décorative, juste une invitation au calme et à la méditation. Zen.
Nous sortons du temple, la pluie s’arrête. Direction le temple suivant qui se trouve à un petit kilomètre de marche. Pendant ce temps là, au-dessus de nos têtes ça se dégage. Une fois arrivé sur le pas de la porte du temple il fait même soleil, ça va ensuite carrément cogné dur à tel point que tout le monde tombera la veste pour sortir les lunettes de soleil. Bref le temple donc, le second et dernier du jour (c’est une journée au programme faussement allégé), dans la même veine que le précédent. En fait, ils font parti d’un ensemble de 7 temples zen installés dans la vallée de Kamakura avec comme point central le grand Bouddha de Kamakura connu pour être un des 3 plus beau du Japon. Nous ne ferons pas les 7 temples car seuls les 2 prévus ce jour sont vraiment au-dessus du lot, de même que le bouddha qui passera à la trappe bien que recommandé par tout le monde. Pourquoi? parce que le plus beau Bouddha du Japon nous irons le voir dans 3/4 jours.
Pause déjeuner dans un restaurant de udon (des espèces de spaghettis servis dans un bol de bouillon) qui étaient simplement délicieuses. Sans trop le savoir j’ai pris la version au canard, et ben mes enfants… MIAM. En sortant de là, nous avons pris notre courage à 2 pieds car oui, on commence doucement mais surement à traîner la patte vu les journées intenses que nous nous faisons mais c’est aussi parce qu’on le veut bien, et nous nous sommes donc mis en direction de la plage ! Lucille a du tombé amoureuse au moins 10 fois sur le chemin… quand ce n’était pas un doberman, c’était un lévrier afghan. C’est vrai qu’ils ont de beaux chiens ici.
A peine arrivé à la plage, Julie fait demi-tour pour filer prendre un train afin d’arriver à son concert à l’heure – il y a quand même une bonne heure vingt de voyage pour y aller. Quant à nous, nous avons courus nus sur la plage les cheveux au vent…

…n’hésitez pas à me dire à quel moment j’ai arrêté d’être crédible.
Glandouille rapide sur la plage au milieu des rapaces (!!!) parce que ça vente pas mal puis retour à la gare pour prendre le train direction Yokohama. Oui nous ne rentrons pas de suite à l’hôtel, car l’autre jour, lors de notre safari photos avec David, celui-ci nous a proposé un point de rendez-vous à Yokohama afin de nous faire voir un peu les 2/3 curiosités de la ville. Nous débarquons donc dans un endroit qui aux dires de David, était encore un marécage il y 4/5 ans. C’est un petit peu ahurissant compte tenu du fait que nous sommes au pied d’une tour de pas loin de 100 mètres de haut avec tout un tas de galeries marchandes à l’américaine et un parc d’attractions au bord de l’eau. A propos de la galerie marchande, ça m’a permis de mettre les pieds dans un Pokemon Center, boutique qui comme son nom l’indique est 100% dédiée aux pokemons. C’est effrayant de voir le nombre de gadgets, jouets, peluches et autres  jeux vidéos existants sur le sujet. Juste en face, il y avait une boutique Ghibli dans laquelle Lucille s’est engouffrée pendant que je regardais le piège qui se tendait devant moi : le Jump Shop ! Le Jump Shop c’est une boutique 100% consacrée aux mangas du Shonen Jump (un Shonen c’est un peu le journal de Spirou local si j’ose dire – ça regroupe plein de mangas dont certains sont hypers connus à travers le monde et Jump est le plus gros de ces Shonens ou à défaut d’être le plus gros, il est dans le top 3). Et le Jump Shop c’est l’empire des goodies Naruto, Death Note, One Piece etc etc etc… Encore une incitation à la dépense.
David va nous faire faire un petit tour (au moins 4km) dans Yokohama avant de nous amener à Chinatown pour dîner. Pour la petite histoire, le chinatown de Yokohama c’est le plus grand au monde. Pas grande chose à signaler si ce n’est cette impression de vraiment être en Chine par moment. Retour ensuite à l’hôtel par une ligne heureusement directe mais bondée malgré l’heure. Nous avons quand même mis près de 50 minutes pour rentrer.

Dernier petit truc, sur une des photos vous verrez des cartons posés en pleine rue. Non Tokyo n’est pas subitement devenue sale, il s’agit juste des SDFs qui se protègent comme ils peuvent pour dormir. David nous expliquait l’autre jour qu’il y en avait 8 fois moins qu’il y a 3 ans, le parc de Ueno était paraît-il une petite ville. Il paraît aussi qu’il n’est pas rare de tomber sur des gens parlant 2 ou 3 langues parfaitement mais vivant dans un carton… le Japon quoi.

Oui je suis bavard aujourd’hui, mais je suis dans le train donc j’ai le temps. Encore une petite heure avant d’arriver à Osaka et ensuite changement de train direction Hiroshima. Mais pour l’instant nous sommes entre Hamamatsu et Nagoya.

Vous aimerez aussi...

3 réponses

  1. Patos dit :

    Dis moi Neslé expérimente avec ses kitkat au Japon?
    nan parce que là c’est proprement hallucinant le nombre de variantes…
    font-ils des salés?

  2. DANIELLE dit :

    Sublimes les photos

  3. Nicolas dit :

    Les Kit Kat de Yokohama sont au beurre salé paraît-il. Mais on en a trouvé au wasabi, à l’algue, au miso et au soja.