Bievenue à Aoteaora
– « Aotearo-quoi »?
– « Aoteaora. »
– « Mais je croyais que vous alliez en Nouvelle-Zélande!? »
Pour les 3 du fond qui roupillent à cause du décalage horaire, Aoteaora signifie « pays du long nuage blanc » en maori (oui je suis totalement bilingue maori, si d’aventure certains se posaient la question) et vous découvrirez bientôt que je maîtrise également d’autres dialectes encore plus exotiques. Mais passons.
Opération « Smaug on the water »
Avant d’arriver en Nouvelle-Zélande, il nous fallu traverser la moitié de la planète (littéralement), c’est-à-dire:
– parcourir 20.227,51km
– survoler 11 pays
– traverser 12 fuseaux horaires
– changer 2 fois de continent
– passer un peu moins de 24h dans différents avions
Ce qui nous fait un trajet allé d’environ 38 heures, escale à Hong-Kong incluse.
Malgré cela, c’est sans regrets vous l’imaginez que nous laissons derrière nous nos chers concitoyens pour un petit vol d’environ 11h30 en direction de Hong Kong. Côté hublot on se fait chier! Il ne se passe pas grand chose et pour tuer le temps c’est bien connu, en avion on se tape des films, parfois bien, souvent mauvais. Cette fois n’a pas fait exception à la règle puisque Kick Ass 2 est nul, la suite de Percy Jackson est un étron fumant, seul Red 2 et Rush s’en tirent bien (surtout Rush). A côté de ça, quand on voit le service sur Catahy Pacific, on mesure le gouffre qui reste à combler chez Air France.
Hong-Kong Bitches!
Fraîchement descendus de l’avion à 7h du matin, Hong-Kong nous accueille dans son aéroport signifiant sans doute que les mecs du coin ont un truc à compenser. Pour aller d’un bout à l’autre de l’aérogare à pied, il y en a pour 30 minutes, tapis roulant inclus.
Bref allez savoir pourquoi j’étais comme un fou à l’idée de me promener ici.
Sans même avoir quitter l’aéroport, le ton est donné: à Hong-Kong il y a du fric et il faut que ça se sache donc sont parquées devant la sortie du terminal des Mercedes Classe S par grappe de 15 ou 20 en attente d’un client. Pour nous se sera le super métro top moumoute ultra propre qui amène en centre ville en 23 minutes chrono – BEWARE RERB! Nous voila à peine sortie du métro que retentit entre les buildings l’écho de chevaux vapeur en furie dont l’origine italienne ne fait pas de doute. La Ferrari décollera comme un avion de chasse dès le feu passé au vert dans un bruit démentiel suivi quelques secondes plus tard par une autre Ferrari faisant elle aussi hurlée la cavalerie. Et puis ensuite c’est l’enchaînement de voitures de dingues à tous les coins de rue. La palme revenant à un garage privé resté ouvert dans lequel trônait pour un million d’euros de voitures. Mais sil n’y avait que les voitures… partout, je dis bien PARTOUT il y a des boutiques de luxe. Les Jaeger-LeCoutre, Patek Philippe, Dior et autre Channel sont présents quasiment à chaque coin de rue et dans tous les centres commerciaux que nous avons croisés. A se demander quel est le niveau de vie moyen à HK.
Hong-Kong c’est aussi des buildings, de toutes les tailles et architectures. Carrément plus impressionnant que New-York et Tokyo réunies. Pour moi la plus belle tour est la Bank Of China Tower. Très anguleuse, voir scolaire puisque pleine de triangle mais elle est superbe! En passant au pied de la tour, nous bifurquons pour aller prendre le tram menant en haut de Victoria Peak, qui offre une vue imprenable sur toute la baie. Le tram vaut le détour car il serpente entre les buildings à flan de montagne avec une pente du genre raide, très raide. Pas grand monde quand nous y étions, mais bien plus de monde s’y rendant quand nous sommes repartis, ça à vite du devenir l’enfer là-haut vu la taille des lieux.
Après une descente par le même chemin, direction le port pour prendre le Star Ferry – pittoresque navette reliant les 2 côtés de la baie. Ha ça il y a vraiment 2 côtés à Hong-Kong, celui des affaires avec ses tours immenses, et celui de l’attrape touriste avec des ninins en train de s’accrocher à toi comme des morbacks trouvant un nouveau terrain de jeu après des mois de disette pour te fourguer un costard soit disant en soie ou des Rolex sans doute « fabriquées » de l’autre côté de la frontière. Après avoir pourfendu ces mécréants, direction le McDo (non même pas honte) pour une sustentation rapide puis direction « The Avenue Of The Stars », équivalent local du « Walk Of Fame » de Los Angeles, regroupant les étoiles des plus grand acteurs/réalisateurs du très prolifique cinéma local – mais si voyons Bruce Lee ça doit vous parler. Enfin retour à l’aéroport pour attendre le prochain vol simplement parce qu’on en pouvait plus après quasiment 36 heures sans sommeil. Nous en profiterons pour nous la péter gentiment en allant au salon lounge de la compagnie afin de profiter d’une bonne douche (quel pied), d’un buffet à volonté et d’un Wifi bodybuildé permettant de passer le temps en pourrissant le Facebook de tout le monde.
Dernier truc, Hong-Kong: c’est propre. Très propre. D’un autre côté, à 5000HK$ l’amende pour un mégot…
Après ce petit périple débridé dans la « Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine », second changement de continent du voyage pour un nouveau vol de 10 heures et quelques en direction d’Auckland.
Moi qui croisait les doigts pour ne pas avoir les mêmes films que sur le vol précédent. Peine perdue. Je sens que les vols de retours vont être trèèèèès longs (on me dit dans l’oreillette que le vol Hong-Kong – Paris dure 13h30 *PAN*).
Hormis vous dire que j’ai explosé mon record de sommeil en avion (4h en tout) je n’ai rien à raconter parce que ce fut l’emmerdement absolu. Ha si, j’ai vu l’Australie. Enfin une petit bout avant d’arriver ENFIN en Nouvelle-Zélande sur Te Ika-a-Maui (l’île du Nord dans le patois local). Sauf que ce n’est pas terminé! Comme nous sommes un peu fou fou, nous allons reprendre l’avion dans l’autre sens pour revenir en France en direction de Christchurch sur Te Waipounamu (l’île du Sud quoi! Suivez un peu c’est fatiguant à force).
Si à Auckland, il faisait 25 avec un soleil qui cognait dur, à Christchurch en revanche, il y a un vent à décorner les boeufs et le soleil est bien planqué. A se demander comment font les locaux en bermudas et tshirts.
Rien à déclarer
Mais avant le vol pour Christchurch, il faut passer la douane. Et la douane en Nouvelle-Zélande, c’est funky car il faut déclarer son matériel de camping/randonnée. En effet, ils inspectent scrupuleusement tout ce qui est susceptible de perturber/polluer/détruire leur écosystème. Si votre matériel est propre, tout va bien. Si votre matériel est sale ou pas aux standards de propreté locaux, les douaniers se font un plaisir de leur offrir un décrassage en bonne et due forme au prix modique de 89NZ$. R.A.S. en ce qui nous concerne, les chaussures ont été briquées avant le départ donc pas de soucis. Et n’essayez pas de passer en douce. Des chiens reniflent les valises de ceux qui n’ont rien à déclarer et toutes les valises passent aux rayons X pour détecter les fraudeurs. Si vous vous faites chopper, les amendes vont de 400NZ$ à 500.000NZ$ plus éventuellement de la taule. Don’t fuck with the kiwis.
Avant l’embarquement pour le dernier vol de la journée, nous avons acheté une puce chez NZ Telecom pour pouvoir contacter facilement les copains sur place! 9NZ$ les 30 minutes de com’ et 1000 SMS. Et la vendeuse qui me fait « ha mais vous avez un Nexus 5, vous voulez pas la 4G avec votre puce? » Non ça ira merci, pour ce qu’on va faire, je n’ai pas d’intérêt particulier à mettre 50NZ$ dans une puce.
Embarquement ensuite pour un micro vol d’1h20 vers Christchurch. Rien de spécial à signaler hormis cette vidéo montrant les procédures de sécurité qui nous a fait mourir de rire.
Une fois à Christchurch, la dernière péripétie fut de récupérer notre voiture (aka « Kiwi mobile »). Rien de bien méchant ceci dit. Pour la petite histoire, en arrivant sur le parking du loueur, Lucille regarde les bagnoles et dit « ho la orange là elle me plaît bien ». En récupérant la clé, je vois qu’il est écrit « Mitsubishi Lancer Orange ». Epic Win. Vient ensuite l’épreuve de la conduite à gauche avec le volant à droite d’une voiture ayant une boîte automatique séquentielle, le tout avec 5 heures de sommeil en 48 heures. Contrairement à ce que je pensais, c’est assez simple et pas plus traumatisant que ça.
Direction notre B&B où nous aurons droit à un accueil royal. Jan, la patronne, nous accueille tout sourire (les rumeurs sont vraies, les locaux sont adorables, pas toujours réactifs mais super gentils – par contre oublie que tu maîtrises l’anglais, ici tu réapprends tout, surtout à comprendre ce qu’on te raconte). Le look de l’endroit fait très british mais c’est rigolo. A la remise des clés de la maison nous aurons droit à une petite explication/démonstration de l’utilisation du verrou qui est un peu fourbe. En effet ce dernier accuse 120 printemps et requiert une petite astuce pour être ouvert sans encombre. Après la douche de rigueur, direction le centre ville pour voir un peu ce qui s’y passe: c’est à dire rien du tout. Les boutiques ferment à 17h30 et l’endroit est encore très marqué par le tremblement de terre de 2011. Des immeubles sont condamnés, d’autres à l’abandon, parfois il manque un pâté de maison entier et au milieu il y a des trucs tout neuf et quelques curiosités comme des boutiques installées dans des conteneurs. En effet, pendant longtemps le centre ville a été condamné et interdit d’accès par l’armée. La gestion de la crise n’ayant que moyennement été appréciée par les habitants, ils débordent de créativité pour redonner vie à leur ville. Ceci dit, se promener en centre ville à 20h, c’est un peu comme être dans une ville fantôme. Tout fonctionne mais pas âme qui vive et on s’attend plus à voir débouler une horde zombies en furie qu’à trouver un groupe de skateurs sur la parvis de la cathédrale.
La fatigue se faisant de plus en plus sentir, on se trouve un resto et ensuite DODOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO.
Note: j’en suis à un stade de fatigue où le simple fait de cligner des yeux me provoque des vertiges donc vous voudrez bien excuser les fautes et autres mots oubliés qui seront corrigés en seconde lecture après une nuit de sommeil.






































