Hawaii – Jour 4
Ce fut une de ces journées qui avaient le potentiel pour tourner à la catastrophe. Une accumulation de petites choses qui auraient pu tout faire foirer. Heureusement, nous avons eu un peu de chance… et de lucidité.
Tout a commencé ce matin au saut du lit. A priori la matinée devait être tranquille car nous ne devions nous rendre à l’aéroport qu’en début d’après-midi.
La dépanneuse, le Hard Rock Café et le billet d’avion
Oui mais voila, aujourd’hui est le « swap day » dans les rue d’Honolulu et la maréchaussée locale fait le grand ménage dans les rues en embarquant systématiquement toutes les voitures stationnées après 8h30 à certains emplacements. Je vous laisse deviner où était garer la notre, je vous laisse deviner à quelle heure nous nous sommes rendu compte du merdier potentiel en approche. Vous voyez quand je vous dis que cette ville est une abomination quand il s’agit de se garer…
Nous voila donc en route pour la voiture sur les coups de 8h25 après un checkout express de l’hôtel. En remontant la rue je constate avec effroi qu’il n’y a quasiment plus aucune voiture de garer dans l’avenue, je jette un coup d’oeil au panneau et je dis à Aurélie « on a potentiellement un gros problème. Il est 25, on ne sera jamais à la voiture à 30. Attends moi là je cours à la voiture ». Visiblement peu convaincue, elle me laisse quand même partir en courant, attendant à un coin de rue avec les valises. J’atteints la voiture à 8h29, à 8h31 je suis revenu au niveau d’Aurélie, à 8h33 la voiture est finie de charger et là… une dépanneuse de la fourrière s’arrête à notre hauteur de l’autre côté de la rue pour embarquer une voiture. Pour le coup j’ai bien fait de courir parce que notre voiture était la première au début de l’avenue…
Une fois remis de nos émotions, car du coup Aurélie a un peu hallucinée aussi, nous partons vers Chinatown dans le centre ville. Ce coup là, pas de prise de risque, je mets des thunes dans le parcmètre. Et puis il faut bien dire que nous nous en sortons bien niveau parking parce qu’en 4 jours, nous aurons arnaqué une nuit de parking à l’hôtel (25$ d’économisé) et pris le parti de nous garer dans la rue avec toutes les galères que ça entraîne mais qui évite des frais. Donc 10$ de parking sur toute la durée à Honolulu, c’est correct.
Bref Chinatown, ben c’est Chinatown. Des chinois partout, des bouis-bouis qui ne paient pas de mine comme en trouve un peu partout en Asie du Sud Est, un marché où l’on est dévisagé comme une bête curieuse et notre petite déjeuner du jour: des fruits passés au mixeur avec de la glace pilée (ananas pour Bibi, taro pour Aurélie). Ultra frais bien qu’un peu hard à terminer, c’était excellent. Nous prolongerons notre petit tour dans le centre jusqu’à l’Aloha Tower, qui était fermée l’autre jour. La nous trouverons la surveillante en train de pioncer sur sa table (il était 9h30) et qui après une fouille express, nous fera prendre l’ascenseur antédiluvien menant au sommet de la tour. La vue n’est pas folle mais comme c’est gratuit… ceci dit nous ne nous attarderons pas.
Retour tranquille à la voiture après un léger détour dans un supermarché (une envie incontrôlable de cookie). Une fois dans la voiture, nous regardons le temps qu’il nous reste avant d’aller à l’aéroport. Là-dessus je reçois un message Facebook d’un copain belge. Je lui explique où nous sommes et là il me dit qu’il collectionne les tshirts Hard Rock café et me demande si je peux lui en prendre un. Le Hard Rock Café étant à 10 minutes en voiture et comme nous n’arrivions pas à nous décider sur quoi faire, nous voilà en route pour acheter le fameux tshirt. C’est quand même fou la technologie de nos jours, on discute en direct avec n’importe qui depuis n’importe quel coin du monde.
Mon belge a son tshirt moche et nous, nous partons vers l’aéroport et de nouvelles péripéties.
En fait, tout a débuté hier soir quand j’ai voulu nous enregistrer sur le vol d’aujourd’hui. Mon billet d’avion me dit que nous partons sur United Airlines, United me dit que cette partie du trajet se passe avec Hawaiian Airlines. Pas moyen de s’enregistrer. C’est donc à l’aéroport que tout se joue. Nous rendons la voiture à monsieur Hertz – une formalité – et partons vers le terminal InterIsland dédié à Hawaiian. Là se trouve plein de bornes automatiques pour s’enregistrer. Au bout de 2 tentatives infructueuses, nous filons faire la queue au comptoir en espérant avoir de l’aide. A tout hasard je tente le coup avec une nana près d’un bureau, elle prend mon billet et mon passeport, me dit que le vol United que je cherche n’existe pas mais que je suis bien sur le vol Hawaiian qui part à l’heure indiquée sur mon billet. Là-dessus je lui dis que nous ne pouvons pas non plus nous enregistrer. « No problem I’ll do it for you ». 10 minutes plus tard, les valises ont leur étiquettes et nous confirmation que nous prendrons bien ce foutu vol parce que c’était mal engagé. Le dernier petit truc était de récupérer une carte d’embarquement avec numéro de siège à un comptoir après les contrôles de police.
La nana de l’agence risque d’en entendre parler parce qu’en plus nous avons du payer l’enregistrement des valises, car Hawaiian est une low cost.
Il pleut, il mouille, ça casse les nouilles
Le vol est une formalité. En plus pour une fois j’ai hérité du siège près du hublot. Bon sauf que comme nous étions dans un Boeing 717 qui a les réacteurs à l’arrière et que nous étions à l’avant dernier rang, j’avais vu sur le fameux moteur. SUPER LA PLACE PRES DU HUBLOT.
50 minutes de vol plus tard, nous voici sur l’île d’Hawaii (ou Big Island). Là oui clairement tout est plus grand. Sauf l’aéroport qui a le charme désuet des aéroport de province rester bloqués dans les années 60. Nous récupérons notre nouvelle voiture: Ô surprise une Nissan Altima – la même que l’autre mais en gris, bien mieux entretenu et avec une niveau de finition au-dessus: IL Y A UNE PRISE USB, ça veut dire: musique! On va enfin pouvoir écouter autre chose que la radio – ceci dit à Honolulu nous avions trouvé KROQ 101.5 donc avec de la musique un poil qualitative.
Nous passerons vite à travers Hilo, la ville n’a pas grand charme, surtout sous ce temps gris. Pour le coup ça fait vraiment Amérique profonde sous les tropiques. D’autant que même si on ne le voit pas parce qu’il a la tête dans les nuages, le Mona Kea trône derrière la ville avec son gigantesque cône qui part vers le ciel. 4200 mètres de haut le machin, ça ne plaisante pas. En ce qui nous concerne, nous avons décidé d’aller voir les Rainbow Falls qui, même si elles ne sont pas sur le chemin, ne font faire qu’un mini détour de 15 minutes. Aucun regret sur ce sujet, c’était vraiment très beau et surtout facile d’accès. Pas comme hier où il a fallu crapahuter, non là on descend de voiture… ET VOILA. Le bruit assourdissant de l’eau qui se fracasse en bas des chutes a quelque chose de particulier, vraiment ça en impose.
Ensuite, direction l’hôtel à une cinquantaine de kilomètres de là. Et c’est Aurélie qui a conduit tout le trajet. La fin a été dure car le temps a empiré, il s’est mis à tomber une espèce de pluie fine mais très très pénible quand on roule. D’autant qu’en plus nous avons pris de l’altitude et avons rouler littéralement dans les nuages avec une visibilité quasi nulle du fait de la tombée du jour. Bref elle était contente d’arriver.
L’hôtel quant à lui est d’un autre niveau que celui d’Honolulu. La chambre est plus petite certes mais le lit fait la taille du Texas et puis il y a ENFIN le wifi. Ca plus une vue de fou sur le cratère du Kilauea. Enfin ça c’est qu’on nous a dit parce qu’avec la nuit et la météo dégueulasse, tout ce que nous avons vu du volcan c’est une vague lueur rougeâtre à une distance indéterminée de l’hôtel. Enfin pour finir cette longue et épuisante journée, nous irons dîner dans un petit resto sans prétention. Aurélie optera pour un plat du coin dont j’ai oublié le nom et je me laisserais tenter par un Hawaiian Burger – en gros un hamburger avec de l’ananas. Pas de la grande cuisine mais c’était bon et pas cher.
Sur ces bonnes paroles, je vais dormir dans mon lit géant à quelques centaines de mètres du volcan le plus actif au monde. Iz OK.



























