Roadtrip Arizona – Jour 2
« Une bonne journée commence toujours par une mauvaise idée » – proverbe malgache.
Après une nuit compliquée pour cause de décalage horaire, nous investissons le petit déj’ de bonne heure. Déjà parce qu’il fait faim et aussi parce le programme du jour a été chamboulé à la dernière minute pour y ajouter une petite rando matinale.
Qu’est-ce qui peut mal se passer?
La grande idée du jour (ou de la veille je ne sais plus) est d’aller se faire la rando qui mène au sommet de Camelback Mountain, une petite montagne située au milieu de la ville de Phoenix. Sur le papier, ça l’air un peu énervé mais vraisemblablement rien d’insurmontable. Sauf qu’il est environ 8h30 lorsque nous arrivons, qu’il fait déjà 33°, que la nuit la température ne tombe pas sous les 30° et que donc la roche ne refroidit pas. Ce qui fait que ça tabasse sévère. Ca plus la surprise de découvrir que ce sentier à priori anodin est un fait un véritable enfer.


Si le premier tiers s’avère raide mais gérable, c’est avec le second que les embrouilles commencent. En premier lieu: il n’y a pas d’ombre, on grimpe en plein soleil. Ensuite parce que c’est raide. Tellement raide qu’on doit s’aider des mains pour progresser. Enfin parce qu’en plein soleil, le ressenti n’est pas celui d’un 33° mais plutôt celui d’un bon 44°. Non seulement c’est dur mais avec la chaleur c’est simplement infernal. Littéralement. Si bien que nous stopperons à un peu plus des deux tiers pour faire demi-tour. Trop raide, trop chaud et surtout plus trop d’eau. Lucide, hier nous avons acheté un énorme pack de bouteilles d’eau. Nous sommes partis avec 4 au total. Une seule a revu la voiture. Vide.
Pour le coup, ce sentier est vraiment très très violent. Après on ne peut pas dire qu’on n’est pas prévenu. Partout il est écrit qu’il faut être très prudent et que l’ennemi c’est la chaleur. Chose que je peux confirmer vu mon niveau de déshydratation quand nous sommes revenus à la voiture.





Vroum vroum
Après ce demi échec, nous revenons à l’hôtel. Enfin pas tout à fait. Nous serons littéralement de l’autre côté de la rue au Penske Racing Museum. Comme son nom l’indique c’est un petit musée qui regroupe quelques unes des voitures des écuries Penske de Nascar et d’Indy Car. Pour faire un parallèle avec la F1, imaginez qu’une écurie comme Ferrari ouvre un musée regroupant la plupart des voitures de courses victorieuses dans différentes séries.
Détail amusant, la Ford Fusion numéro 22 (la jaune et rouge) et moi nous sommes déjà croisés en 2015 au Daytona 500.
Pour l’anecdote, le musée se trouve au milieu d’une immense concession automobile des différentes marques. La Mustang était donc garée au milieu des Ferrari, Porsche, Aston Martin et autres Maserati. J’ai dû prendre sur moi pour ne pas courir partout comme un poulet sans tête.





Après, c’est officiellement le grand départ de notre road trip de 3000 et quelques kilomètres. Nous partons vers le nord en direction de Sedona, notre destination du jour. C’est l’occasion de voir des paysages de western absolument sublimes. Aurélie a conduit un bon bout de route en respectant scrupuleusement les limitations de vitesse sachant qu’il y a des flics en voiture banalisées un peu partout (voir les photos). Je l’ai senti un peu circonspecte face au tableau bord de la voiture. C’est sur que comparé à la Clio, c’est un peu la Nasa tous ces écrans. En bon geek, ça me va bien. Et puis les sièges ventilés… petit bonheur.




Sur les coups de midi nous stoppons à Rock Springs, un endroit que nous avons trouvé par hasard avant de partir. Ce petit resto au milieu de nulle part est connu dans tous l’état pour ses tartes. C’est dans son jus et c’est typiquement le genre d’endroit que nous recherchons pour nous arrêter. Aurélie optera pour une salade aux noix et aux cranberries, je me rabattrais sur un sandwich au poulet. La tarte au citron meringué sera le clou dans le cercueil.


Montezuma et Tuzigoot
Nous reprenons notre route vers le nord pour stopper à Montezuma Castle. Un site troglodyte qui servait d’habitation aux amérindiens jusqu’à ce que les colons débarquent. C’est assez sympa et paumé au milieu de nulle part mais on en a vite fait le tour. Néanmoins, nous avons appris que l’entrée ici nous donnait également accès au site de Tuzigoot situé à une quarantaine de minutes en voiture et qui, heureux hasard, est sur notre chemin. Donc pourquoi pas?




Sur le chemin, nous découvrons que les américains se sont découvert une passion pour les ronds points. Ils en sont déjà au stade où ça leur sert à casser la vitesse dans les lignes droites. Cela dit les leurs sont pas mal fait, avec un marquage au sol qui indique clairement quelle voie fait quoi et surtout une entrée/sortie facilitée sur l’axe principale.
Comme Montezuma, Tuzigoot est perdu au milieu de la pampa. Peut-être même encore un peu plus. Les ruines sont au sommet d’une colline située au milieu d’une petite plaine. Plus que les ruines, c’est vraiment l’endroit qui a du charme. Il fait toujours chaud mais c’est déjà plus supportable qu’à Phoenix. On sent que le fait d’avoir pris un peu d’altitude change la donne. Il fait 34°.




Après ça nous filons vers Sedona. L’objectif de ce soir est d’arriver à faire le coucher de soleil au-dessus de la ville, barboter un moment à la piscine, boire une bière et… bah c’est déjà pas mal.
Le temps de nous poser à l’hôtel et de faire quelques courses puis nous filons au-dessus de la ville pour profiter non seulement de la vue mais aussi des derniers rayons du soleil au milieu d’une horde de touristes. L’endroit est connu donc forcément blindé. Mais l’ambiance est cool, personne ne se bat pour faire sa photo.




Ensuite nous déroulerons notre plan comme prévu. Croyez le ou pas. A 20h, quand il fait encore 28° et vous sortez de la piscine, il fait limite froid. Ensuite bière/pizza juste devant la chambre parce que ‘Meurica!


