Prêt pour encore plus de n’importe quoi ? La fin va vous étonner.
7 h de sommeil (en 3 fois), c’est pas grand-chose, mais je prends. D’autant qu’on repart pour 24 km aujourd’hui.
Instagram m’a tueR
Petit déj de champion pour bien commencer la journée. Donc riz, nouilles, omelette japonaise, soupe miso et café. T’es au Japon, t’as un petit déj japonais. Normal. Le fait d’y être allé relativement tôt (7 h 30) m’a permis d’éviter la foule au petit déj et m’a aussi permis de partir plus tôt vers le temple de ce matin : le Katsuō-ji.
Il est situé à 20 km au nord d’Osaka et y aller promettait d’être une épopée. Ou pas, en fait. Le hasard fait que la station de métro la plus proche de l’hôtel a une ligne directe jusqu’à l’endroit où il faut prendre le bus. Car oui, après 1 h de métro, il faut encore se palucher 20 minutes de bus. Ça devait être la partie délicate, c’était en fait la plus simple.
Le Katsuō-ji est devenu tellement populaire grâce / à cause des réseaux sociaux que les locaux ont été obligés de mettre en place un service de bus dédié (à tarification spéciale et dispendieuse – faut pas déconner non plus).
Pourquoi ce temple est-il devenu la coqueluche d’Instagram ? Parce qu’il célèbre Daruma. Et les Daruma, vous allez voir sur les photos qu’on en bouffe jusqu’à plus soif. Dans le bus, je rencontre Diego et sa mère, qui sont mexicains. Des gens adorables. La dame est fascinée par le Japon, elle en est à son 9e voyage. Diego a un sens de l’humour délirant, donc on ne s’est pas ennuyés. Version courte : nous avons fait la visite ensemble.













L’endroit est vraiment joli. À flanc de montagne, avec un petit plan d’eau. C’est très bien mis en valeur. Mais… on aurait pu faire sans les machines à fumée sous le pont qui traverse le plan d’eau, les chants des moines diffusés en boucle sur haut-parleurs et surtout SANS le couloir de spots photo pour les réseaux sociaux.
Dieu merci, en étant parti tôt, je suis arrivé avec un des premiers bus desservant le temple, donc je n’ai pas eu trop de monde. En repartant en milieu de matinée, c’était déjà autre chose. Autre point noir : le premier bus retour vers la gare est à 10 h 30, le second à 11 h. J’ai vu celui de 10 h 30 me partir sous le nez. Un bus toutes les 30 minutes en heure… avec le monde qu’il y a déjà en fin de matinée… bon courage. Sinon, il y a des taxis, mais les tarifs sont encula prohibitifs.
Le truc sympa, c’est qu’à l’entrée, on vous donne un carton à tamponner. Tout au long de la visite, il y a 6 stations de tamponnage à visiter afin de créer une image de Daruma. C’est japonais, c’est inutile, donc rigoureusement indispensable. Et ça fait un petit souvenir sympa.






Impro totale
Retour à la gare avec mes Mexicains. Ils retournent sur Kyoto dans l’après-midi, car ils sont basés là-bas. Je leur demande comment c’est niveau affluence. Réponse dans un éclat de rire : « Il y a moins de monde en enfer. » Ça tombe bien, c’est justement là que je me rends demain pour la plus grande des arnaques de l’histoire de visite. Vous comprendrez en temps voulu.
Je les quitte pour aller traîner du côté du château d’Osaka. Le vrai faux château le plus authentique du Japon. L’original a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale (je crois). Celui que l’on visite est en béton et à la clim’. Pas question d’aller le visiter, juste de faire le tour du parc.
Amusant de voir comment l’immense majorité des touristes suivent exactement le même parcours et font exactement la même photo. Tu contournes le château, tu marches 7 ou 8 minutes de plus, tu as une plus jolie photo et, en plus, il n’y a PERSONNE.




Après le château, je regarde ce que j’avais noté vite fait avant de partir comme choses à voir. Comme il n’est que 13 h, il faut que je m’occupe. Je file donc voir 2 temples dans le centre que j’avais notés. Mais je décide d’y aller à pied au lieu de prendre le métro. Résultat : je suis passé dans des quartiers résidentiels sans trop de charme, mais surtout au calme. Sans personne, et ça… c’était bien vu, vu la suite.
Parce que la suite, c’est dans le quartier de Dotonbori et c’est blindé. En chemin, je stoppe dans un 7Eleven pour le déjeuner. On ne change pas une équipe qui gagne : onigiri – aujourd’hui, thon mayo – et j’ai pris du thé avec au lieu d’une boisson sucrée. Pas ma plus grande idée.
Le premier temple est sympa. Assez petit, on peut facilement passer devant et le manquer. L’autre est plus ostentatoire (voir photos) et forcément plus peuplé. Comme il y a au final assez peu de choses à voir, il est à peine 15 h 30 et je n’ai plus rien à faire. Genre rien.




Donc, je décide de descendre vers la tour Tsutenkaku, histoire de faire quelques photos et de traverser Den Den Town, antre des geeks du coin. Le constat est dur : Den Den Town, c’est comme Akihabara à Tokyo : mort. Ce ne sont plus que des pièges à touristes, des magasins de figurines et autres TCG. J’ai trouvé UN magasin qui fait encore du jeu vidéo d’occasion. Et v’la les prix. Par contre, les magasins de vidéos avec le 18+ à l’entrée sont toujours là.


Idem pour tout ce qui gravite autour de la tour Tsutenkaku : le touriste est un volatile qu’on cherche à plumer.
J’ai donc fait mes photos et battu en retraite vers l’hôtel. Le temps de faire tout ça (à pied), il est 19 h.



Je pose le sac et je ressors dîner. Fidèle à mon habitude, je cherche un resto où il n’y a que des locaux, pas de menus en anglais, et je tente ma chance. Serveuse à l’anglais déplorable MAIS service incroyable. Servi en moins de 5 minutes, une quantité de bouffe stupide pour le prix et, en plus, ils m’ont offert la bière. J’ai pas compris ce qu’on m’a dit, tout ce que je sais, c’est qu’elle n’était pas sur la facture.
Ensuite, pour finir en beauté, direction le RockRock, bar rock-métal recommandé par mon Belge sûr. Rentrer là-dedans avec un t-shirt Wacken donne automatiquement un bonus de charisme. Tout ça pour dire qu’en moins de 5 minutes, je parlais baseball avec le barman et un Russe assis au bar, en écoutant Avril Lavigne. Le Russe parti, un Américain et un Indonésien débarquent. Et c’est reparti en vrille sur autre chose.
Pour faire court : les gens du bar sont adorables et j’y ai encore laissé « un pognon de dingue » (© Manu 2018).



Dernière info : le litre d’essence ici coûte en moyenne 0,94 € le litre. Il est considéré comme tel par les locaux. Sachant que le Japon importe son pétrole quasi exclusivement du Moyen-Orient. Je vous laisse avec cette info, vous en faites ce que vous voulez. Ou vous pouvez aussi aller foutre le feu chez Total, à Bruxelles et à l’Élysée.




