Roadtrip Côte Est – jour 4

Aujourd’hui nous avons touché la lune (rien de sale), vu la préhistoire et aperçu l’oiseau le plus classe du monde. Et tout ça, dans un marécage.

Après la gaudriole hier, aujourd’hui, place à la culture (un peu), au patriotisme exacerbé (‘MEURICA) et à la nature. A la base, cette dernière journée en Floride n’avait pour seul but que de servir à assister à la fin du Daytona 500 si d’aventure la météo avait été mauvaise hier. Donc aujourd’hui, il a fallu improviser une occupation. Décision fut prise d’aller au Kennedy Space Center – plus communément appeler Cap Kennedy/Cap Canaveral, lieu à partir duquel les USA ont lancé leurs navettes spatiales et fusées vers la lune.

Objectif lune

Mais avant ça: DRAMA! Vision d’horreur ce matin devant la glace – non je ne parle pas juste ma tronche. J’ai aussi constaté qu’hier le soleil m’avait transformé en redneck (au sens littéral du terme) et que j’avais la tête d’un mec qui a passé une semaine au ski alors que pas du tout. Juste une aprèm en tribune devant une course de bagnoles. Au moins nous aurons profiter du soleil et de la chaleur, ça ne va pas durer vu ce qui s’annonce plus au nord mais nous verrons en temps ça voulu.

IMG_20150223_211805

Le Kennedy Space Center, en plus d’être une base militaire et un complexe spatiale, est aussi une immense réserve naturelle avec plein de bestioles rigolotes – ça va du héron à l’alligator en passant par l’aigle (‘merican bold eagle ou pygargue à tête blanche bref le plus beau piaf du monde selon moi). Pour les visiteurs, tout un complexe a été aménagé avec des galeries dans lesquelles sont retracées les étapes marquantes de la conquête spatiale, dehors on peut voir différents modèles de fusées et tout un tas d’autres choses. Les 2 trucs les plus intéressants sont:
– la promenade en bus qui fait faire un tour assez exhaustif des installations
– le pavillon d’Atlantis
Le premier permet de voir les différents pas de tir, l’immense bâtiment d’assemblage (la partie bleu du drapeau US peint dessus fait la taille d’un terrain de basket et le Yankee Stadium tiendrait sur son toit). La balade nous a aussi permis de voir (chose extrêmement rare) les 2 crawlers de la base. Les crawlers se sont ces énormes machines à chenille qui amènent les fusées du hall d’assemblage au pas de tir. Le clou du tour en bus est le bâtiment dans lequel se trouve une fusée Saturn V – c’est ce modèle là qui a expédié (ou pas) les ‘méricains sur la lune. Mais avant de voir la fusée, on vous fait revivre en conditions réelles, dans une reconstitution de la salle de contrôle de l’époque, le lancement de la première Saturn V en direction de la lune tel que l’ont vécu les gens dans cette même salle (avec le bruit des réacteurs, les murs et le sol qui tremblent). Certes c’est pour faire le show, n’empêche que ça fait réfléchir sur les puissance de la dite fusée.  Fusée qui est simplement gigantesque. Dans le bâtiment, on peut également voir et surtout toucher de la pierre de lune. L’autre truc chouette du bus est que l’on peut apercevoir plein de bestioles le long de la route.
Le second permet de voir rien de moins que la navette spatiale Atlantis en vrai et de près. Mais je ne sais pas ce qui est le plus marquant dans tout ça, voir la navette en elle-même ou bien le film de présentation à la dramaturgie savamment orchestrée, où l’on nous explique à quel point les ‘méricains sont beaux, fort et ont les ballz velus sur un fond musical que ne renierait pas Hans Zimmer. Pendant 1 minute j’ai eu envie de m’engager dans les Marines. D’autant qu’à la fin du film, le mur de la salle qui faisait office d’écran, se soulève pour laisser apparaître la navette. Voyant la configuration de la salle je me suis dit « non ils ne vont pas osé »? Ben si. Aussi prévisible et grandiloquent que se soit, ça fait toujours son petit effet.

‘fin voila, je n’étais pas revenu ici depuis 1989, les choses ont bien changé et si on fait abstraction du patriotisme dégoulinant qui est ici la norme, l’endroit est extrêmement intéressant. Car si il y a bien une chose que les ‘méricains savent faire, c’est être didactique et expliquer simplement et de façon ludique les choses. Si ce matin vous m’aviez dit que je jouerai avec un train d’atterrissage de navette spatiale ou que je toucherai la lune (non toujours pas de lien avec la prostate), je ne vous aurai pas cru. Je me faisais aussi la réflexion qu’il était « drôle » de voir l’alligator, un animal qui n’a quasiment pas évolué depuis des millions d’années, côtoyer ce que la technologie humaine produit de plus perfectionné. Dans le genre rencontre des extrêmes ça se pose là.

Dernier fait marquant du jour, ce midi j’ai mangé une salade. Je ne sais pas ce qui m’a pris, la chaleur sans doute. Rassurez-vous, ce soir j’ai retrouvé toute ma lucidité: poulet burger avec bacon et oignons fris, frites maison avec sauce aigre douce, pinte d’IPA d’un brasseur local et brownie aux noix de pécan avec sa glace à la vanille.

Au programme demain: 700 et quelques kilomètres en direction du froid et du mauvais temps. Yipi.

Vous aimerez aussi...