Nouvelle Zélande – jour 3
Lucille: t’as vu c’est marrant ces boîtes à lettre à côté des près!
Moi: oui c’est pour les moutons!
Lucille: hein?
Moi: oui c’est la boîte MÂÂÂÂÂÂÂÂÂIL!
Petit déjeuner à la table familiale pour bien commencer la journée. Les gamins cavalent partout et le chat de la maison vient quémander des câlins profitant de joyeux foutoir ambiant.
Sur les coups de 9h, nous laissons nos hôtes et Twizel derrière nous pour prendre la direction de Te Anau via un petit crochet par un vignoble.
Les paysages? C’est toujours autant n’importe quoi. Ce matin, nous avons terminé notre traversé du Rohan avant d’enchaîner sur les champs de Pélénor (oui je parle toujours en région du Seigneur des Anneaux) avant d’attaquer un bout du Gondor. Ramener ça à des choses plus communes donneraient le nord de la Californie et l’Auvergne mais avec une végétation typiquement locale car la plupart des plantes sont endémiques.
Côté asphalte, on a gentiment attaqué les routes sinueuses – longer le lac Wakatipu à côté de Queenstown en direction de Te Anau est aussi casse burne à conduire que le paysage est beau. D’ailleurs pour la première fois aujourd’hui, on a commencé à trouver le temps long en voiture tellement la route est crevante. Heureusement que nous sommes 2 à conduire parce que l’un comme l’autre, on ne se voyait pas se faire l’intégralité du trajet tout seul. Pour la petite histoire, cette route, on se la recolle dans l’autre sens après demain car comme il y a peu de routes dans le pays, ça laisse peu de choix pour l’itinéraire et ça fait la ruine des vendeurs de GPS parce que pour se perdre ici, il faut VRAIMENT le vouloir.
A droite après le tuyau
Comme je l’évoquais un peu plus haut, nous avons fait un léger détour aujourd’hui (sans doute dans un des seuls endroits du pays où c’est possible) pour aller voir Edouard. Edouard est le frère d’une copine de Lucille, ce dernier bosse dans un vignoble de Central Otago – la région de Nouvelle-Zélande qui fait un peu office de grenier du pays car la plupart des fruits et légumes consommés en NZ y sont produits. Accessoirement on y fait aussi du Pinot Noir.
Le plus difficile fut de trouver le vignoble en question parce qu’évidemment ce n’est pas le seul du coin mais en plus il n’est pas indiqué. L’indice ultime étant « prenez à droite après le tuyau ». Le tuyau étant effectivement immanquable, nous avons fini notre course au milieu des vignes à tailler le bout de gras avec les gens travaillant dans sur le vignoble (un français, un belge, un allemand et une coréenne en plus d’Edouard).
Départ ensuite pour Te Anau sur une route sinueuse à souhait via Queenstown. L’occasion pour nous de constater que Queenstown est plus proche de la grosse station balnéaire que du bled paumé au fin fond de l’île du sud. Te Anau nous fera la même impression mais en moins accentué tout de même. Certes le nombre de touristes est plus faible que chez nous mais pour « ici », ça fait un peu de monde quand même. Celà se ressent aussi sur la qualité de l’accueil, des restos, les heures d’ouvertures des magasins ou bien la simple apparition de boutiques contenant toutes les merdes de l’univers pour attirer le touriste justement. De même, notre B&B du jour est plus proche du motel un peu désuet que de l’auberge de charme. Quoiqu’il en soit, la chambre est grande, c’est propre et bien équipé, on ne va pas cracher dans la soupe.
Sur ce dodo, parce que demain, la journée va être chargée.




































