Nouvelle Zélande – jour 7

Je pense qu’on devrait faire une télé réalité sur nous (en toute modestie hein). Je vois déjà le titre: « 2 frenchies sur: LES ROUTES DE L’IMPOSSIBLE », le tout  avec une musique dramatique, limite anxiogène.

Départ à la cool de Queenstown ce matin et sous un beau soleil évidemment (j’espère qu’il pleut chez vous et qu’en plus vous vous les gelez).
On prend son temps, on bavasse gentiment avec nos hôtes, on fait 5 fois le tour du supermarché et puis finalement on s’en va en direction de Fox Glacier. Sur la route, il y a l’inévitable arrêt dans le vignoble de ce bon Edouard (oui encore). Pas de détour pour le voir ce coup là, c’est « vraiment » sur le chemin. De toute façon, il n’y a qu’une route comme souvent ici. Après une looooongue pause déjeuner ponctuée de cookies surdimensionnés et de conversations ayant pour thème « les kiwis sont-ils vraiment écolos? », on se dit qu’il faut partir parce qu’il y a encore 300 kilomètres à faire et que c’est tout sauf de la 4 voie.

Métal qui tâche, forêt elfique et virages aveugles

Si il y a un truc qui me manque ici, c’est la musique. Heureusement comme j’ai une tendance à la limite de la névrose à tout prévoir, je suis parti avec quelques disques pour la voiture. Et franchement, profiter de ces changements de paysages complètement hallucinant avec un agréable fond sonore, c’est le pied.
Oui parce que vous vous doutez bien que niveau paysages, c’est toujours autant n’importe quoi! Les plaines vallonnées pleines de vergers, les montagnes plongeant dans les lacs, puis la route de montagne qui serpente dans une forêt qui aurait (a?) servi à filmer Fondcombe ou la Lotlhorien (oui Seigneur des Anneaux encore), tout ça sur quoi? 50 kilomètres! Ca change à une vitesse c’est fou. La végétation suit, on passe d’une forêt de conifères à de la forêt grasse, puis sur la fin de la lande.
C’est fou, ce pays est fou.

La route de l’angoisse au bout du monde

La petite chips routière du jour est que la seule et unique route qui part en direction de la côte ouest de l’île du Sud est fermée de 18h à 7h du matin. Pourquoi? parce qu’elle a été tellement abîmée par les précipitations de l’hiver dernier qu’il faut la refaire. Et franchement par endroit, c’est chaud patate. La route est réduite à une seule et unique voie avec d’un côté le ravin et de l’autre la caillasse qui est tombée dessus. Ce que nous ne savions pas, c’est qu’en réalité, la route ferme à 16h!!!!! Ils la ferment plus tôt car pour relier les 2 barrières il faut une bonne heure, donc ils laissent un peu de marge à ceux qui sont passés au dernier moment. Ce ne fut pas notre cas mais à 15/20 minutes près, on se retrouvait bloquer du mauvais côté. A l’heure où j’écris ces lignes, il semble que les autres personnes logeant au B&B ce soir ne soient toujours pas arrivées. D’ailleurs, Karen, notre hôte, nous a dit quand nous sommes arrivés qu’elle se demandait si nous n’étions pas rester coincés.
Après moult virages aveugles, épingles et autres virages en dévers qui font criser le contrôle de traction de la voiture, on arrive directement face à l’océan. Là du coup si on rate le virage, on ne finit plus dans le ravin mais dans le Pacifique. Et il est froid ici croyez-moi. Oui je suis allé mettre la main dedans pour le principe, histoire de pouvoir me la raconter en disant que j’ai fait ça à 3 endroits différents de cet immense océan. Ceci dit, j’ai du payer de ma personne pour cet exploit, entre les rochers à descendre depuis la route et le vent pas possible, ça aurait pu virer à la cata.
Sinon Fox Glacier! Haaaaa Fox Glacier… cet endroit du bout du monde où la dernière chose que l’on s’attend à trouver est un B&B au milieu des vaches et des chevaux avec un petit bungalow privatif et le Wifi dedans. Le bled se résume à une seule et unique rue, avec d’un côté 2 restos, 3 hôtels et une supérette, de l’autre la poste et 3 agences touristiques. On peut dire qu’on a vite fait le tour. Quant aux activités nocturnes… il y a les vers luisants! Et des chinois! Enfin une chinoise qui nous a suivi parce qu’elle ne voulait pas faire la balade toute seule dans le noire. C’est pas le bois de Boulogne ma grande! Ceci dit, comme on avance dans le noir, la moindre forme étrange dans le chemin fait sursauter et souvent les gens s’identifient en disant « it’s human » dans un grand éclat de rire. Bref, dans un petit chemin à la sortie de la ville, il y a une petite promenade à faire de nuit qui permet de voir de points bleus briller dans le noir. Pour les photos vous repasserez, c’est juste impossible avec le matos dont nous disposons mais punaise que ça vaut le coup! Le tout par un nuit sans nuage avec une lune qui éclaire presque comme en plein jour. On pouvait même voir le Mont Cook (oui le même que l’autre jour mais de l’autre côté) rien qu’avec la lumière lunaire. A vrai dire, c’est même toute la voix lactée que l’on peut voir sans aucun souci tellement c’est paumé.

Voila maintenant dodo parce qu’il est super tard et que demain nous nous levons super tôt.

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4 réponses

  1. Sytha dit :

    Et tu ne rencontres pas d’animaux sauvages?

    • Nicolas dit :

      Si si, plein de touristes.
      Sinon on voit plein d’oiseaux mais le reste est plus difficile à voir/approcher.

  2. Chefouichef dit :

    Cool les tofs et bien énervantes aussi passequ’ ici yen a marre de la flotte ! On suit assidûment votre périple. Alors le picrate -bio of course- il est bon ? Merci pour le sourire -enfin !- de Lucille sur la plage !